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Ituri : Halte à la communautarisation de la DGRPI, plaide de député provincial Isaac Lebisabo

La DGRPI, la Direction Générale des Recettes de la Province de l’Ituri, est au cœur d’un débat qui inquiète déjà plusieurs voix politiques. Dans un message adressé aux Ituriens, Isaac Lebisabo, député provincial, tire la sonnette d’alarme : certaines tendances viseraient à « communautariser » cette régie provinciale. Pour lui, c’est un glissement dangereux qui menace l’équilibre institutionnel de la province.

L’élu rappelle d’abord la vocation fondamentale de la régie : « Il s’agit d’une régie provinciale qui doit servir l’intérêt général et l’ensemble de la population de l’Ituri ». Sa mission est donc claire : collecter les recettes pour financer les services publics, les routes, la santé et l’éducation de toute la province, sans exclusivité ni privilège.

Tout en lançant cette alerte, Lebisabo salue la dynamique actuelle à la tête de la DGRPI. Il met en avant “la méthodologie mise en place par le Directeur Général Aloa Obema, ainsi que la vision du Gouverneur de Province”. Selon lui, ces deux axes placent la barre haut en privilégiant la compétence, l’efficacité et la capacité réelle de mobilisation des recettes.

*Des critères techniques, pas ethniques*

L’Ituri traverse une période marquée par des tensions communautaires et l’élu en a conscience. « Nous connaissons tous la sensibilité du contexte sociopolitique de l’Ituri », reconnaît-il. Mais il met en garde : cette réalité « ne doit jamais devenir un prétexte pour sacrifier la compétence, la performance et l’intérêt provincial ». La fragilité du contexte ne doit pas justifier un recul sur les exigences de professionnalisme.

Pour sortir durablement de l’instabilité, l’Ituri a besoin d’institutions qui tiennent. “L’Ituri a besoin d’institutions fortes, professionnelles et capables de travailler pour tous, sans distinction de communauté”. C’est à cette condition, estime le député, que la province pourra recouvrer sa stabilité, son attractivité et la confiance de ses habitants.

Le message est direct : l’appartenance provinciale doit l’emporter sur les autres appartenances. “La province doit primer sur nos appartenances communautaires”. C’est un appel à dépasser les réflexes qui divisent et qui finissent par affaiblir les services publics au détriment de tous les Ituriens.

Face aux risques de fragmentation, Isaac Lebisabo propose de se retrouver autour de valeurs communes. “Défendons donc ce qui nous rassemble : l’intérêt général, la compétence et le développement de l’Ituri”. Trois mots d’ordre pour reconstruire la confiance entre l’administration et les citoyens.

Nickson Manzekele

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