À l’occasion de la Journée internationale des peuples autochtones célébrée le 9 aout de chaque année, le Groupe d’appui à la Gestion Intégrée des Ressources Naturelles pour les Droits Humains et le Développement Durable (GIRENAD) tire la sonnette d’alarme sur la situation de 260 autochtones pygmées déplacés à Kipriani, dans la ville de Beni au Nord-Kivu.
Ces familles, regroupées en 67 ménages, ont fui les violences qui ont frappé leur ancien campement de Ngadi dans la nuit du 30 au 31 mai 2026, au cours de laquelle six personnes ont été tuées. Parmi les déplacés figurent 92 femmes et 71 enfants, actuellement hébergés dans des conditions extrêmement précaires.
Dans un communiqué de presse rendu public dimanche 9 Août, le GIRENAD alerte notamment sur l’insuffisance d’eau potable, des installations sanitaires, la précarité des abris et l’absence d’éclairage nocturne. L’organisation s’inquiète également des risques sanitaires liés à la promiscuité.
Toujours dans ce communiqué, cette organisation plaide pour l’intégration urgente du site de Kipriani dans la riposte contre la maladie à virus Ebola compte tenu des risques élevés que courent ses occupants suite à la promiscuité y observée.
Cette situation, selon le GIRENAD, révèle l’écart entre les garanties prévues par la Loi n° 22/030 du 15 juillet 2022 portant protection et promotion des droits des peuples autochtones pygmées et leur application sur le terrain.
L’organisation appelle le gouvernement congolais à accélérer l’adoption des mesures d’application de cette loi et demande aux organisations humanitaires, aux églises, aux partenaires internationaux et aux personnes de bonne volonté, de fournir une aide urgente en eau potable, assainissement, abris, couvertures, lampes solaires et nourriture, particulièrement aux 71 enfants présents dans ce site.
Pour le GIRENAD, protéger les peuples autochtones revient également à protéger leurs savoirs, leurs cultures et les forêts du Bassin du Congo dont ils sont les gardiens.
La rédaction

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