Sud-Kivu : les populations de Mikenge et Minembwe privées d’accès aux soins, à l’eau potable et aux services essentiels

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L’accès aux soins de santé, à l’eau potable, à l’alimentation ainsi qu’aux infrastructures essentielles demeure fortement perturbé dans les localités de Mikenge et de Minembwe, sur les hauts plateaux du Sud-Kivu.

Dans la soirée du mercredi 1er juillet 2026, plusieurs sources locales ont indiqué que la localité de Mikenge serait passée sous le contrôle d’une coalition regroupant Red Tabara, le M23 et Twirwaneho.

Selon différentes sources locales, l’utilisation de drones aurait joué un rôle important dans les opérations militaires menées ces dernières semaines. Plusieurs témoignages évoquent des interventions aériennes ayant influencé les mouvements des forces en présence autour de Mikenge et dans le secteur de Minembwe. D’autres sources rapportent que plusieurs villages des hauts plateaux du territoire de Fizi auraient été touchés à plusieurs reprises, entraînant des pertes humaines, de nouveaux déplacements de populations et une aggravation de la crise humanitaire.

Sur le terrain, les conséquences humanitaires sont de plus en plus visibles. De nombreuses familles ont abandonné leurs villages pour trouver refuge dans des zones jugées plus sûres, tandis que celles restées sur place vivent dans des conditions extrêmement précaires. Les structures sanitaires fonctionnent difficilement, l’approvisionnement en eau potable devient de plus en plus compliqué et l’accès aux denrées alimentaires reste fortement perturbé par l’insécurité persistante.

Plusieurs observateurs estiment que les capacités aériennes désormais utilisées dans cette crise influencent l’évolution des opérations militaires. Cette situation relance le débat sur les moyens dont disposent les Forces armées de la République démocratique du Congo pour assurer la surveillance de l’espace aérien et renforcer la protection des populations civiles.

Certains analystes évoquent également une possible intensification des opérations dans les secteurs de Point Zéro et de Baraka. Selon leurs évaluations, une évolution du conflit dans cette direction pourrait avoir des conséquences importantes sur l’ensemble de la région en raison de la position stratégique de ces localités et de leurs connexions avec d’autres zones.

Pendant ce temps, dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, les affrontements se sont poursuivis le mercredi 1er juillet 2026 entre les éléments de l’AFC-M23 et différentes coalitions Wazalendo. Les combats ont été signalés sur les axes Ngungu-Ufamandu, dans la chefferie des Bahunde, ainsi qu’entre Nyange et Bibwe, dans la chefferie des Bashali, avant de s’étendre vers certaines localités du territoire voisin de Kalehe, au Sud-Kivu.

Selon plusieurs sources locales, un calme relatif était observé en fin de matinée dans certaines zones concernées. Cette accalmie reste néanmoins fragile, les différentes forces étant toujours déployées sur leurs positions respectives.

Dans la partie sud de Masisi, la coalition Wazalendo dirigée par un certain Maachano, du groupe Maï-Maï Lamuka, aurait progressé jusqu’à Kasake, à environ 5km de Ngungu.

La journée du 30 juin a également été marquée par d’intenses détonations d’artillerie autour de Mpati ainsi que dans les villages de Nyange et de Bibwe. Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, ces affrontements auraient coûté la vie à au moins un civil et fait plusieurs blessés.

Des cas de pillages et de vols de bétail ont également été signalés, aggravant davantage les difficultés auxquelles sont confrontées les communautés locales.

Depuis plusieurs semaines, les organisations de la société civile alertent sur une crise humanitaire qui ne cesse de s’aggraver dans cette zone située entre Masisi et Kalehe.

Par ailleurs, une information largement relayée sur les réseaux sociaux faisant état de la destruction d’un hélicoptère des FARDC à Baraka a été contestée par plusieurs sources indépendantes présentes dans la région. Selon ces témoignages concordants, aucun hélicoptère n’aurait été abattu.

Les mêmes sources indiquent que trois hélicoptères en provenance des hauts plateaux de Fizi et à destination de Baraka auraient été suivis par un drone qui aurait tenté de les intercepter sans succès. Toujours selon ces informations, l’appareil se serait ensuite écrasé, tandis que les trois hélicoptères auraient poursuivi leur mission après une brève escale à Baraka.

Dans la ville de Baraka, les activités se seraient poursuivies normalement et aucun incident majeur n’aurait été enregistré à la suite de cet épisode, selon plusieurs habitants et observateurs locaux.

Les organisations féminines des hauts plateaux du Sud-Kivu se disent particulièrement préoccupées par la dégradation continue de la situation sécuritaire. Elles dénoncent les conséquences humanitaires du conflit sur les femmes et les enfants, notamment les difficultés d’accès aux soins de santé, à l’eau potable, à l’alimentation et à l’éducation. Elles appellent les autorités nationales, les partenaires humanitaires et les acteurs impliqués dans les initiatives de paix à renforcer la protection des civils et à accélérer les interventions d’urgence en faveur des populations les plus vulnérables.

La rédaction

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