Nord-kivu : malgré l’insécurité persistante, les femmes rurales de Lubero demeurent le pilier de la production agricole familiale

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Malgré l’insécurité persistante, les femmes rurales de Lubero demeurent le pilier de la production agricole familialeLes femmes rurales du territoire de Lubero, au Nord-Kivu, continuent d’assurer l’essentiel de la production agricole et de la sécurité alimentaire des ménages malgré l’insécurité persistante, a affirmé samedi un technicien en développement rural, soulignant leur rôle économique déterminant dans cette région.

La femme rurale du territoire de Lubero demeure un acteur incontournable du développement agricole local, en dépit du contexte sécuritaire difficile qui affecte cette partie de l’Est de la République démocratique du Congo.

Selon Isaac Masereka Isevalisya, technicien en développement rural, la majorité des femmes rurales de Lubero vivent principalement de l’agriculture. Elles cultivent notamment des patates douces, du manioc, des haricots, du maïs ainsi que plusieurs légumes, dont les choux, les poireaux, les oignons et les carottes.

« Malgré l’insécurité qui règne dans les zones de culture, la femme rurale continue d’exploiter les espaces jugés relativement sûrs, généralement situés à proximité des villages », a-t-il expliqué.

Outre les activités agricoles, plusieurs femmes complètent leurs revenus grâce à la transformation locale des céréales. Le maïs est notamment transformé en farine de mandale, une activité qui contribue à la subsistance des familles et à l’économie locale.

D’après ce cadre technique, les femmes rurales assurent plus de la moitié de l’alimentation consommée au sein de leurs ménages. Les femmes chefs de ménage, en particulier, tirent leurs revenus soit de l’agriculture, soit du commerce des légumes, des haricots, des cossettes de manioc ou encore des épices.

Isaac Masereka Isevalisya a toutefois relevé les nombreux défis auxquels ces femmes restent confrontées. Outre les risques liés à l’insécurité, elles doivent composer avec l’insécurité alimentaire, le manque de ressources financières et les difficultés d’accès aux soins de santé.

« Malgré l’insécurité persistante à Lubero et dans les agglomérations environnantes, les femmes rurales, en particulier les chefs de ménage, continuent de subvenir aux besoins de leurs familles grâce à ces petites activités génératrices de revenus », a-t-il conclu.

Depuis plusieurs années, le territoire de Lubero est confronté aux attaques des groupes armés, aux déplacements des populations et à la perturbation des activités agricoles, une situation qui fragilise durablement les moyens de subsistance des ménages. Malgré ce contexte, les femmes rurales continuent de fournir plus de 50 % de l’alimentation de leurs familles, confirmant leur rôle central dans la sécurité alimentaire locale.

 

La rédaction

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