Le Gouvernement de la République démocratique du Congo et la coalition de l’AFC/M23 ont pris des engagements formels en faveur de l’amélioration de l’accès humanitaire dans les territoires sous occupation à l’Est du pays.
Cette annonce ressort d’un communiqué du ministère des Affaires étrangères du Qatar, publié samedi 18 avril par le Bureau du porte-parole du Chef de l’État congolais.
Selon ce document officiel, ces engagements ont été pris dans le cadre des négociations entre les deux parties, avec pour objectif de renforcer la protection des civils et de faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire dans les zones affectées par le conflit.
« Au cours des négociations, les parties se sont engagées à respecter toutes leurs obligations en vertu du Droit international humanitaire, du droit international des droits de l’homme et du droit international des réfugiés, le cas échéant », indique la Déclaration conjointe sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre du Protocole relatif à l’accès humanitaire et à la protection judiciaire.
Le texte insiste également sur la nécessité de préserver les biens essentiels à la survie des populations civiles.
« Les parties se sont également engagées à s’abstenir de toute attaque, destruction, enlèvement ou mise hors d’usage des biens indispensables à la survie de la population civile, notamment les denrées alimentaires, les terres agricoles destinées à la production de denrées alimentaires, les récoltes, le bétail, les installations et l’approvisionnement en eau potable et les ouvrages d’irrigation », précise le communiqué.
En outre, cet engagement couvre aussi la protection des infrastructures vitales. Il s’agit notamment « des infrastructures et de la fourniture de services de télécommunications et d’énergie, de même que les hôpitaux et les écoles », souligne la même source.
L’accès humanitaire demeure un défi majeur pour les organisations opérant sur le terrain, confrontées à l’insécurité persistante et aux déplacements massifs de populations.
La mise en œuvre effective de ces engagements sera déterminante pour soulager les populations affectées et restaurer un minimum de stabilité dans les zones concernées. Les regards restent désormais tournés vers le respect de ces obligations par les différentes parties impliquées, dans un contexte où les attentes humanitaires sont particulièrement élevées.
La rédaction

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