ADF dans sa routine à Lubero : plusieurs morts signalées et le retard de l’intervention de FARDC-UPDF déploré

Posted on



Une attaque attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), a coûté la vie à plusieurs dizaines de civils ce mardi 9 septembre matin dans le village de Ntoyo, secteur de Bapere, dans le territoire de Lubero, au Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).



Selon des sources locales et des défenseurs des droits humains, l’assaut s’est déroulé à l’aube, lorsque des hommes armés de machettes ont pris d’assaut le village de Ntoyo/Nziapanda-Mangorojipa, tuant indistinctement des femmes, des enfants et des hommes, dont certains ont été égorgés. Des femmes enceintes figureraient parmi les victimes.

« Ce massacre dépasse l’entendement. Tout un village a été décimé. Les populations sont abandonnées à leur sort, sans défense, face à une barbarie sans précédent », a déclaré  Claude Musavuli Mayanga, défenseur des droits humains basé au Nord-Kivu.

Le bilan humain exact demeure incertain, mais plusieurs sources font état de dizaines de morts, tandis que de nombreux corps seraient encore éparpillés dans la forêt, selon les témoignages recueillis sur place.

Des alertes de sécurité auraient été lancées plusieurs jours auparavant par la population locale, sans réaction adéquate des forces armées congolaises (FARDC).

Cette absence de réponse alimente la colère et la méfiance croissante des populations locales envers les autorités militaires.

« Les villages voisins se vident. Les gens fuient, car ils ne croient plus à la protection que sont censées offrir les autorités », a ajouté M. Musavuli.

La société civile demande le remplacement des commandants militaires en place accusés de « faillite totale dans leur mission de sécurisation », ainsi que l’identification urgente des groupes armés dits Wazalendo, soupçonnés de semer la confusion dans cette région déjà instable.

Le groupe ADF, d’origine ougandaise et affilié à l’État islamique, est régulièrement accusé de massacres de civils dans l’est de la RDC, notamment dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Ces dernières années, ils ont intensifié leurs attaques malgré la présence conjointe des FARDC et de forces régionales.

« Le pays ne peut pas continuer à être humilié chaque jour par la mort de ses citoyens. Une solution durable s’impose. Sinon, les populations de Beni-Lubero risquent tout simplement de disparaître », a averti le militant des droits humains.

Les autorités congolaises n’avaient pas encore réagi officiellement mardi  à cette attaque.

La rédaction

  • Share

0 Comments

Leave a comment