Sake : une centaine de jeunes interpellés et un mort signalé lors d’un bouclage du M23/AFC

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Une opération de bouclage a été menée ce jeudi 19 juin dans le quartier Mahyutsa, situé dans le groupement Kamuronza à Sake, dans le territoire de Masisi par les services de sécurité de l’AFC/M23.

Selon les informations recueillies sur place, seule une dizaine de jeunes ont été retenus après enquête, reconnus comme membres des FARDC et du groupe Wazalendo.

Ces derniers ont été transférés à Goma pour la suite de la procédure judiciaire. Cependant, cette opération n’a pas été sans conséquences tragiques.

Un jeune homme, soupçonné d’appartenir aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), a été tué au cours de l’intervention. Les circonstances exactes de sa mort restent à élucider.

Du côté des autorités de l’AFC/M23, aucune déclaration officielle n’a encore été rendue publique concernant cet incident.

Ce type d’opération n’est pas isolé. À Goma et dans le territoire de Nyiragongo, les bouclages sécuritaires sont devenus monnaie courante depuis le début de l’année 2025.

Selon le dernier rapport de l’OCHA en RDC : « En dépit de la relative accalmie observée au mois de mai à Goma et dans le territoire de Nyiragongo, la criminalité urbaine demeure préoccupante. Au moins 15 civils ont été tués lors d’attaques par des individus armés dans plusieurs quartiers », indique le document.

Les mêmes sources affirment que les bouclages ont permis une légère baisse de la criminalité nocturne. Toutefois, ces opérations seraient également marquées par de nombreuses dérives. La société civile dénonce notamment des arrestations arbitraires et des cas d’enlèvements.

« Le 10 mai, des hommes armés ont envahi une structure de santé, enlevant de force une trentaine de patients, marquant ainsi la quatrième intrusion des hommes en armes dans cet établissement depuis janvier 2025 », rapporte encore OCHA.

Dans la cité de Sake, les habitants expriment des sentiments partagés. Si une majorité reconnaît la nécessité de renforcer la sécurité, beaucoup craignent une recrudescence des abus de la part des forces en place.

Des organisations de défense des droits humains appellent à une enquête indépendante sur les méthodes utilisées lors de ces bouclages, particulièrement dans le cas du décès enregistré à Mahyutsa.

La rédaction

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