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7ᵉ Congrès des femmes leaders : une innovation féminine transforme les bouteilles plastiques en dallettes écologiques à Kinshasa

La transformation artisanale des déchets plastiques en dallettes est l’initiative présentée par Kimia Cardinal, environnementaliste congolaise, lors du 7ᵉ Congrès des Femmes Leaders ouvert ce mardi 4 août 2026 à Silikin Village, dans la commune de la Gombe à Kinshasa, pour promouvoir l’assainissement, la santé, le climat et l’entrepreneuriat féminin.

« Je suis vraiment une femme à multiples casquettes. Parmi mes casquettes, je suis environnementaliste, donc soucieuse de notre environnement. Je fais la sensibilisation de la protection de la nature, la sensibilisation à la littératie environnementale et aussi la cueillette des bouteilles en plastique pour pouvoir préserver notre environnement », a expliqué Kimia Cardinal.

Cette femme entrepreneure récupère les bouteilles plastiques abandonnées dans différents endroits de la capitale congolaise afin de les transformer de manière artisanale en dallettes. Une démarche qui vise à donner une seconde vie aux déchets tout en contribuant à la protection de la nature.

« Nous les recueillons et ensuite nous les transformons en dallettes, mais de manière artisanale. C’est une manière pour moi et mes proches de promouvoir la préservation de la nature, mais aussi de contribuer à la prise en charge citoyenne de l’environnement », a-t-elle indiqué.

Présente au 7ᵉ Congrès des Femmes Leaders organisé du 4 au 5 août 2026 à Silikin Village, situé sur l’avenue Colonel Mondjiba n°372, dans la commune de la Gombe à Kinshasa, Kimia Cardinal estime que l’insalubrité doit désormais être considérée comme une opportunité de création d’emplois et de développement d’activités économiques durables.

Placée sous le thème « De l’insalubrité à la création d’entreprise : quand les femmes se décident d’agir pour l’assainissement, la santé et le climat », cette rencontre réunit des autorités publiques, des experts, des femmes leaders, des partenaires techniques et financiers, des entrepreneurs ainsi que des représentants de la société civile autour des solutions innovantes liées à l’environnement.

Selon Kimia Cardinal, son activité reste encore limitée par manque de moyens. Elle produit actuellement une centaine de dallettes de manière artisanale, mais ambitionne d’agrandir son champ d’action grâce à un accompagnement financier et matériel.

« C’est vraiment très peu, on pourrait le dire comme ça, mais pour moi c’est grand, parce que l’objectif est justement de faire encore plus d’impact dans notre environnement. J’aurai besoin de soutien pour pouvoir aussi rémunérer les ressources humaines et avoir les matériaux nécessaires afin de transformer ces déchets plastiques en dallettes », a-t-elle déclaré.

Pour cette environnementaliste, la lutte contre les déchets plastiques passe avant tout par la sensibilisation de la population. Elle appelle les citoyens à adopter de meilleurs comportements dans la gestion des déchets afin de faciliter leur collecte, leur tri et leur traitement.

« Il suffit juste que tout le monde soit au courant qu’une bouteille plastique jetée par terre est un sujet de pollution, c’est-à-dire qu’elle peut rendre les personnes malades. Les gens doivent s’assurer de mettre leurs déchets plastiques aux endroits appropriés pour que toute la chaîne de traitement puisse fonctionner », a-t-elle souligné.

Évoquant les efforts engagés par les autorités pour améliorer la salubrité à Kinshasa, Kimia Cardinal salue les opérations de nettoyage lancées dans plusieurs quartiers de la capitale, tout en appelant à renforcer la collecte des déchets après leur ramassage.

« Je vois les résultats. Je peux citer des coins comme Kitambo Magasin, c’est devenu quand même salubre. Par contre, je pense que l’État est en train de travailler sur la collecte, parce qu’après le nettoyage, les déchets sont encore entassés. Nous espérons qu’il y aura aussi la mobilisation des camions pour leur évacuation », a-t-elle affirmé.

Elle estime également que la réussite des actions d’assainissement nécessite une collaboration entre les autorités publiques et les citoyens, ainsi qu’une éducation environnementale permanente.

« C’est une collaboration citoyenne-gouvernementale de pouvoir s’entraider, se conscientiser, recevoir les messages, bien faire les choses et les faire appliquer », a-t-elle ajouté.

Malgré son engagement dans un secteur souvent considéré comme difficile, Kimia Cardinal affirme ne pas se sentir marginalisée et encourage davantage de femmes à investir dans l’environnement et l’assainissement.

« Nous sommes peu nombreuses, mais avec des organisations comme le 7ᵉ Congrès des Femmes Leaders, qui met en avant l’assainissement et les opportunités d’entrepreneuriat, nous espérons être encore plus nombreuses et accompagnées par tous ceux qui veulent contribuer à cette dynamique », a-t-elle conclu.

Située dans l’ouest de la République démocratique du Congo, sur la rive gauche du fleuve Congo, Kinshasa fait face depuis plusieurs années à un important défi lié à la gestion des déchets plastiques.

Les bouteilles en plastique figurent parmi les déchets les plus visibles dans plusieurs quartiers de la capitale. Des initiatives citoyennes et publiques se multiplient pour améliorer la salubrité.

Le 7ᵉ Congrès des Femmes Leaders, organisé les mardi 4 et mercredi 5 août 2026, entend renforcer cette dynamique en mettant l’accent sur le rôle des femmes dans l’économie verte, l’assainissement et la création d’activités génératrices d’emplois.

Elisé Kant

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