10 jours après l’annulation de la condamnation de 20 ans de Christian Utheki, président des communautés victimes dites G5, par la cour d’appel du Nord-Kivu, ses avocats regrettent que le concerné n’est toujours pas encore libéré pourtant tous les griefs portés à sa charge ont été annulés.
Depuis le 09 septembre dernier, malgré lavé par la Cour Militaire, Christian Utheki demeure malheureusement en détention. L’un de ses avocats contacté ce 19 septembre 2025, décourage les politiques qui s’interferent dans ce dossier car ils n’auront pas gain de cause.
Maître Christian Mugisho explique que l’arrêt prononcé par le tribunal militaire garnison de Beni annulé par la Cour Militaire du Nord-Kivu aurait été retiré du greffe pour des raisons non encore élucidées mais il reste serein que son collègue Utheki sera bel et bien libéré sans préciser le quand.
« Sur le plan du droit, Maître Christian Utheki est blanchi de tout ce qui lui a été reproché. Le juge d’appel ayant déclaré son appel recevable et fondé, cela signifie qu’il n’y a plus de condamnation sur son dossier. Mais l’on regrette que l’arrêt prononcé par la Cour Militaire du Nord-Kivu aurait été retiré du greffe. Je vous assure qu’il va sortir de la prison. Je ne sais pas s’il y a des interférences politiques mais elles ne vont pas y arriver car le dossier est vide », promet Mugisho.
Pour rappel, le Tribunal militaire de garnison de Beni avait alors reconnu, Christian Utheki, coupable de plusieurs chefs d’accusation, notamment de participation à un mouvement insurrectionnel. Le tribunal reprochait à Utheki d’avoir rassemblé des miliciens du groupe Zaïre dans plusieurs localités de l’Ituri, sous prétexte d’assurer la défense de sa communauté face aux attaques de la milice CODECO.
Utheki était également accusé d’avoir tenu des propos visant à démoraliser les troupes et à saper la confiance entre la population civile et les Forces Armées de la RDC (FARDC). Le tribunal avait notamment mis en cause ses déclarations faites lors d’une émission de radio le 12 septembre 2022, où il avait nié l’existence de patrouilles militaires depuis l’instauration de l’état de siège. De plus, il était poursuivi pour des propos jugés outrageants envers les militaires des FARDC, qu’il aurait tenus le 1er août 2023 à Tchomia.
Nickson Manzekele










