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Walikale : MSF-H appuie la gratuité des soins de maternité au centre de santé Sacré Cœur

 

Le centre de santé Sacré Cœur, situé dans la zone de santé de Walikale, au Nord-Kivu, bénéficie désormais d’un appui de Médecins Sans Frontières Hollande (MSF-H) pour la gratuité des soins de maternité. Le lancement officiel de ce projet de trois mois est intervenu ce jeudi 1er octobre 2026 à Walikale.

Cette initiative vise à améliorer l’accès des femmes enceintes aux soins de santé, depuis le suivi de la grossesse jusqu’à l’accouchement, tout en contribuant à la réduction des risques de décès maternels et néonatals.

Selon l’infirmier titulaire de l’aire de santé Sacré Cœur, Muissa Kitumaini Célestin, environ 13 013 habitants, répartis dans huit villages situés autour de la commune rurale de Walikale, sont concernés par ce projet.

Le choix du centre de santé Sacré Cœur répond notamment à la nécessité de décongestionner l’Hôpital général de référence (HGR) de Walikale, qui reçoit un nombre important de femmes pour leurs accouchements.

Le médecin chef de zone de santé de Walikale, Dr Bingi Hangi Richard, indique que plus de 80 % des femmes de la zone accouchent actuellement à l’HGR. Cette forte affluence entraîne de nombreuses références et contribue à la saturation de l’hôpital.

*_”Pour désengorger l’hôpital qui est débordé, MSF-H élargit la gratuité de la maternité vers les centres de santé afin de rapprocher les soins de la communauté,”_* explique-t-il.

Dans le cadre de ce projet, les femmes pourront bénéficier notamment de la consultation prénatale (CPN), des accouchements simples, de la consultation postnatale (CPON) et du planning familial. Les cas présentant des complications devront, quant à eux, être référés à l’HGR de Walikale.

Le médecin chef de zone appelle par ailleurs les femmes enceintes à respecter régulièrement les consultations prénatales afin de permettre au personnel médical de suivre l’évolution de la grossesse et de détecter rapidement d’éventuelles complications.

Pour permettre au centre de santé Sacré Cœur d’assurer correctement ces services, MSF-H a procédé à plusieurs interventions. Certaines salles ont été réhabilitées et un kit solaire a été installé afin d’améliorer l’alimentation électrique de la structure sanitaire.

La maternité a également été équipée en matériel nécessaire à la prise en charge des femmes enceintes et des nouvelles accouchées. Une dotation de dix lits est prévue pour accueillir les femmes après leur accouchement.

Le chef de projet de MSF-H précise que l’organisation appuie déjà plusieurs activités sanitaires dans différentes structures, notamment à la 8e CEPAC, Mpofi, Ngora, Ndofia et Nyasi, avec entre autres la prise en charge des enfants de zéro à cinq ans et les services de planning familial.

Il explique que l’extension de la gratuité de la maternité au centre de santé Sacré Cœur vise notamment à réduire la pression exercée sur l’HGR, qui enregistre jusqu’à 500 accouchements par mois. L’objectif est de réaliser environ 80 accouchements par mois au centre de santé Sacré Cœur dans le cadre de ce nouveau projet.

Pour les responsables de la structure sanitaire et de la communauté, cet appui intervient dans un contexte où les besoins restent importants.

Le curé de la paroisse Sacré Cœur, l’abbé Désiré Maneno Byenda, estime que les besoins de ce centre de santé restent considérables. Il appelle ainsi les différents acteurs à continuer à contribuer à l’émergence et à la viabilité de cette structure sanitaire.

De son côté, le major Willy Yala, représentant l’administrateur du territoire de Walikale, estime que l’accouchement ne devrait constituer ni un risque pour la femme ni une lourde charge financière pour sa famille. Il salue donc l’initiative de MSF-H, qu’il considère comme une réponse aux besoins des femmes enceintes et un moyen de renforcer leur sécurité pendant l’accouchement.

À travers ce projet de trois mois, MSF-H entend ainsi rapprocher les soins obstétricaux des communautés de Walikale, renforcer la capacité du centre de santé Sacré Cœur et contribuer à la réduction des décès liés à la grossesse et à l’accouchement.

La rédaction

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