La situation sécuritaire demeure tendue à Kibati, dans le groupement Luberike, en territoire de Walikale, au Nord-Kivu. Des combats opposant les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), soutenues par les wazalendo, aux combattants du Front pour la Refondation de la Nation (FRN), se sont poursuivis ce vendredi 6 novembre 2026, marquant leur deuxième journée consécutive.
Des tirs nourris d’armes lourdes et légères ont de nouveau retenti dans la zone depuis la mi-journée, semant la panique au sein des communautés riveraines. Les villages de Kashebere, Bussi, Ndurumo et Habula figurent parmi les localités affectées par cette situation.
Selon des sources locales, les opérations militaires engagées jeudi 5 novembre par les forces gouvernementales visent à déloger les combattants du FRN de Kibati, une agglomération sous leur occupation depuis près de deux ans. Face à cette offensive, les rebelles opposeraient une résistance pour maintenir leur emprise sur cette position.
Sur le plan humanitaire, les conséquences des affrontements commencent à se faire sentir. Plusieurs familles de Bussi, Ndurumo et Habula ont quitté leurs habitations pour échapper aux violences. Certains ménages se sont réfugiés dans la brousse, à la recherche d’endroits jugés plus sûrs, rapportent les mêmes sources.
À Kashebere, aucun mouvement important de population n’était encore signalé, mais la peur gagne les habitants, fortement éprouvés par les détonations d’armes provenant des zones de combat.
En parallèle, les activités économiques et sociales connaissent une forte perturbation dans plusieurs agglomérations environnantes. La population limite ses déplacements et les activités quotidiennes fonctionnent au ralenti, dans l’attente d’une amélioration de la situation.
La rédaction

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