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Tshopo : le Conseil provincial d’aménagement du territoire annoncé pour prévenir les conflits liés à l’occupation des espaces

Le secrétaire général à l’Aménagement du territoire, Dieudonné Menzu Ngolo, a annoncé jeudi à Kisangani, chef-lieu de la Tshopo, au nord-est de la République démocratique du Congo, l’installation prochaine du Conseil provincial d’aménagement du territoire, une structure appelée à prévenir et à contribuer au règlement des conflits liés à l’occupation et à l’affectation des espaces dans cette province.

« Nous sommes à Kisangani dans le cadre de l’installation du Conseil provincial d’aménagement du territoire, un cadre important qui permettra de prévenir et de régler les conflits liés à l’occupation et à l’affectation des espaces, en favorisant une meilleure planification et une utilisation harmonieuse du territoire », a déclaré Dieudonné Menzu Ngolo.

Le responsable de l’Aménagement du territoire s’est exprimé au cours d’une audience avec le gouverneur de la Tshopo, Lendongolia, ainsi qu’avec le secrétaire général de cet établissement public. Cette rencontre a notamment porté sur la mise en place de cette structure provinciale.

Selon Dieudonné Menzu Ngolo, le Conseil provincial constituera un cadre de concertation réunissant notamment les chefs coutumiers, les services sectoriels et les autres acteurs concernés par la gestion et l’utilisation des espaces.

« Le Conseil provincial regroupe les chefs coutumiers, les services sectoriels et les acteurs concernés. Lorsqu’un problème survient, chacun présente son dossier devant le Conseil, qui examine les éléments et statue », a-t-il expliqué.

Cette structure devrait ainsi favoriser le règlement concerté des différends avant, le cas échéant, leur orientation vers les juridictions compétentes. Elle aura également pour rôle de faciliter la coordination entre les différents intervenants dans la gestion du territoire.

Le secrétaire général a rappelé que l’aménagement du territoire permet notamment de déterminer l’affectation des espaces en fonction des usages prévus, notamment l’agriculture, l’habitat ou d’autres activités. Le respect de ces affectations doit contribuer à limiter les occupations incompatibles et les différends qui peuvent en découler.

« La gestion de l’espace repose sur l’affectation des terres à des usages définis. Si un espace agricole est occupé par des maisons, le Conseil permettra au gouverneur d’examiner la situation et de contribuer à son règlement », a conclu le secrétaire général.

L’installation annoncée du Conseil provincial d’aménagement du territoire intervient ainsi dans le cadre des efforts visant à renforcer la planification de l’espace et la concertation entre les autorités provinciales, les chefs coutumiers et les services techniques dans la Tshopo.

La rédaction

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