La société civile du territoire d’Idjwi dénonce la majoration des frais d’identification des finalistes du secondaire, passés de 36 000 à 43 000 FC pour les élèves de 4e année et de 15 000 à 20 000 FC pour ceux de 8e année, dans la province éducationnelle Sud-Kivu 1, à l’est de la République démocratique du Congo, selon une lettre consultée par lesvolcansnews.net ce mercredi 4 novembre 2026.
Dans cette correspondance datée du 1er novembre 2026 et adressée à l’Inspecteur principal provincial de l’Éducation nationale, la Société civile d’Idjwi, à travers sa composante éducation, s’insurge contre cette augmentation qu’elle juge injustifiée et demande le retour aux montants antérieurs.
« Les parents d’Idjwi, déjà durement frappés par les effets de la guerre et la précarité de la vie, se demandent à quel saint se vouer », déplore l’organisation dans sa lettre.
La structure citoyenne s’interroge également sur la décision de faire supporter aux parents le financement de la construction d’un centre de scannage et de correction, alors que les familles doivent encore s’acquitter des frais de participation à l’Examen d’État.
Elle relève par ailleurs une contradiction entre les montants appliqués dans la province éducationnelle Sud-Kivu 1 et un communiqué portant la référence MINEDU-NC/IGE/IPP/SK3/67/00/757/2026, émanant de la province éducationnelle Sud-Kivu 3, qui aurait interdit la perception des frais supplémentaires à la suite d’une instruction hiérarchique.
La Société civile d’Idjwi affirme que, dans sa juridiction, certains responsables d’établissements continuent d’exiger des montants majorés, sans qu’un document officiel justifiant cette augmentation ait été rendu public.
Elle estime que cette charge financière supplémentaire, ajoutée aux primes scolaires et à d’autres frais dénoncés comme illégaux, risque de compromettre la scolarisation de plusieurs enfants issus de familles déjà fragilisées.
Face à cette situation, l’organisation demande l’annulation de la majoration et le rétablissement des tarifs antérieurs. Elle appelle également les députés nationaux et provinciaux du Sud-Kivu à apporter des éclaircissements sur la destination des fonds collectés et sur la responsabilité financière des parents dans la construction d’une infrastructure relevant de l’État.
Elle plaide enfin pour une prise en charge totale, par le gouvernement congolais, des frais liés aux épreuves certificatives et à l’identification des élèves vivant dans les zones affectées par les conflits ou occupées, ainsi que pour une protection effective du droit à l’éducation des enfants d’Idjwi.
Situé dans le lac Kivu, à l’est de la RDC, le territoire insulaire d’Idjwi fait partie de la province du Sud-Kivu. Depuis près de 2 ans, selon les préoccupations exprimées par la Société civile, les familles de cette partie du pays subissent les conséquences de la guerre et de la précarité économique, tandis que les dépenses liées à la scolarité continuent de peser sur les ménages.

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