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Sud-Kivu : Kalonge tombe aux mains du FRN, Bitale occupé et Bunyakiri menacé après de violents combats

Sud-Kivu : Kalonge tombe aux mains du FRN, Bitale occupé et Bunyakiri menacé après de violents combat

La localité de Kalonge est passée sous le contrôle du Front pour la Refondation Nationale (FRN), dans la soirée du samedi 7 novembre 2026, après de violents affrontements contre les FARDC et les Wazalendo dans le territoire de Kalehe, au Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo.

Cette progression intervient après d’intenses combats sur les axes Katasomwa et Kalonge, le vendredi 6 novembre 2026, le long de la Route nationale numéro 3 (RN3), reliant Chivanga à Bunyakiri, dans la zone du Parc national de Kahuzi-Biega (PNKB). À l’issue de ces affrontements, les éléments du M23-FRN sont parvenus à déloger les forces coalisées FARDC-Wazalendo et à prendre le contrôle du centre de Bitale, situé dans le groupement de Bitale, en chefferie de Buloho, dans le territoire de Kalehe.

Selon plusieurs sources locales, cette progression aurait notamment été facilitée par l’utilisation de drones au cours des affrontements. Le samedi 7 novembre, vers 14 heures, des éléments du FRN gravissaient les collines surplombant Bitale, avec pour objectif apparent de progresser en direction de Bulambika. Pendant ce temps, les FARDC et les Wazalendo se mobilisaient dans la zone afin de stopper cette avancée et de tenter de reprendre l’initiative.

Dans la soirée du même samedi, Kalonge est également passée sous le contrôle du FRN. Cette évolution renforce les inquiétudes autour de Bunyakiri, une zone dont le contrôle présente des enjeux militaires et économiques importants pour les différentes forces présentes dans cette partie du Sud-Kivu.

Toutefois, les informations faisant état de la chute de Kambegeti étaient fausses au moment des dernières vérifications disponibles. Jusqu’à 21 heures, le samedi 7 novembre, cette localité située au pied du mont Kambale, non loin de Bulambika, dans le groupement de Kamila, en chefferie de Bahavu, n’était pas encore contrôlée par les éléments du FRN. Des informations faisant état de sa prétendue occupation avaient pourtant circulé aux alentours de 18 heures.

Par ailleurs, plusieurs sources locales évoquent la négligence, la complaisance et le manque d’anticipation parmi les facteurs ayant contribué aux revers enregistrés par les FARDC et les Wazalendo dans cette zone. Le commandant des opérations sur place est notamment mis en cause par des jeunes de la région, qui lui reprochent des manquements dans la gestion de plusieurs situations et dossiers militaires. Ces accusations n’ont cependant pas été confirmées par sa hiérarchie et doivent être considérées comme telles.

La progression vers Bunyakiri représente un enjeu stratégique majeur. D’abord, le contrôle de cette zone pourrait ouvrir des voies de communication en direction de Shabunda, Kindu et Walikale. Ensuite, une avancée jusqu’à Bunyakiri risquerait de perturber, voire de couper, le ravitaillement des FARDC et des Wazalendo dans le territoire de Kalehe. Ces forces utilisaient notamment une piste locale pour assurer les rotations de leurs hélicoptères.

L’enjeu est également économique. La région de Bunyakiri est connue pour l’exploitation de l’or, qui constitue l’une des principales ressources minières de la zone. Sa prise de contrôle pourrait ainsi offrir un avantage économique supplémentaire à la force qui parviendrait à s’y installer durablement.

La rédaction

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