Rutshuru : 4 passagers et un aide-chauffeur enlevés par des présumés M23 sur la RN2 à Rugari

 

Quatre passagers et l’aide-chauffeur d’un véhicule de transport en commun ont été kidnappés dimanche vers 18h30 sur la Route nationale n°2 (RN2), dans le groupement Rugari, territoire de Rutshuru, en province du Nord-Kivu, a indiqué lundi 23 février une organisation de défense des droits humains.

Dans un communiqué publié à Beni, l’Action pour la Promotion et la Défense des Droits Humains (APDDH) a condamné « avec la plus grande fermeté » l’enlèvement des cinq personnes, survenu non loin de Kibumba, sur cet axe stratégique reliant plusieurs localités du Nord-Kivu.

Selon l’organisation, des hommes armés « non autrement identifiés » ont intercepté le véhicule de marque Fuso avant d’emporter de force quatre passagers et l’aide-chauffeur vers une destination inconnue.

« Cet acte criminel sème la panique parmi les usagers de cet axe routier stratégique reliant différentes localités du Nord-Kivu », indique le communiqué signé par le bureau national de l’APDDH.

La RN2, qui traverse le territoire de Rutshuru, est régulièrement le théâtre d’incidents sécuritaires dans cette région en proie à des affrontements armés récurrents.

Des accusations persistantes au sein de la communauté locale pointent du doigt le M23, également désignée  AFC, et soutenue, selon ces sources, par les forces de défense rwandaises (RDF), comme auteur présumé de l’enlèvement.

Toutefois, l’APDDH appelle à la prudence.

« Nous insistons sur la nécessité d’une enquête indépendante, crédible et urgente afin d’établir les responsabilités et d’éviter toute confusion ou manipulation », souligne l’organisation, notant que la zone concernée est sous contrôle du M23 depuis plus d’un an.

L’ONG affirme que la recrudescence des enlèvements contre des civils et l’insécurité persistante sur la Route nationale n°2 exposent en permanence les voyageurs et les opérateurs de transport à de graves risques.

« L’APDDH exige la libération immédiate et sans condition de toutes les personnes enlevées ainsi que la protection effective des civils conformément au droit international humanitaire », conclut le communiqué.

L’organisation a également exprimé sa solidarité aux familles des victimes et s’est dite déterminée à poursuivre son plaidoyer pour le respect strict des droits humains et la protection des civils dans l’est de la République démocratique du Congo.

 

La rédaction