Les États-Unis ont imposé des sanctions aux (RDF) et à quatre de leurs hauts responsables, les accusant d’avoir soutenu le mouvement armé et contribué à la poursuite du conflit dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), en violation des engagements pris dans le cadre des accords de Washington.
Les mesures ont été annoncées par le Département du Trésor américain, par l’entremise de l’ (OFAC), qui a désigné les RDF en vertu du décret présidentiel 13413, tel que modifié par le décret 13671.
Selon Washington, cette désignation vise des acteurs jugés responsables, complices ou ayant participé, directement ou indirectement, à des actions menaçant la paix, la sécurité ou la stabilité de la RDC.
Les autorités américaines estiment que les forces rwandaises ont apporté un « soutien matériel, financier, logistique ou technologique » au M23, notamment à travers des opérations militaires menées dans l’est congolais.
Dans un communiqué publié à Kinshasa, le gouvernement congolais a salué cette décision.
« Ces mesures constituent un signal clair en faveur du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo, de la justice ainsi que de la mise en œuvre effective des engagements souscrits dans le cadre des Accords de Washington », a déclaré le ministère de la Communication et Médias.
Le gouvernement a ajouté que ces sanctions « confirment la nécessité d’une cohérence entre les engagements diplomatiques et les réalités opérationnelles sur le terrain ».
Kinshasa a également exprimé « sa profonde reconnaissance aux États-Unis d’Amérique pour leur implication constante, leur détermination et leur leadership dans les efforts visant à restaurer la paix » en RDC et dans la région des Grands Lacs.
Les autorités congolaises ont rappelé que « la stabilisation durable de l’Est du pays et de la région des Grands Lacs passe par la cessation de tout appui aux groupes armés, le respect strict de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États, ainsi que par l’observation des principes du droit international ».
Les personnes sanctionnées comprennent :
- Vincent Nyakarundi, chef d’état-major de l’armée de terre des RDF, présenté par Washington comme un haut gradé ayant dirigé des opérations militaires en soutien au M23 ;
- Ruki Karusisi, général de division et commandant de la 5e division d’infanterie des RDF, ancien commandant des forces d’opérations spéciales, accusé d’avoir supervisé des opérations en appui au mouvement ;
- Mubarakh Muganga, chef d’état-major des armées des RDF depuis juin 2023, auparavant chef d’état-major de l’armée de terre, soupçonné d’avoir joué un rôle clé dans la planification et le commandement d’opérations dans l’est de la RDC ;
- Stanislas Gashugi, nommé le 15 mars 2025 commandant des forces d’opérations spéciales des RDF, en remplacement de Karusisi.
Selon Washington, les États-Unis sont déterminés à faire respecter les engagements pris dans le cadre de l’accord de Washington et à veiller à ce que « toutes les parties honorent les engagements pris dans le cadre de cet accord historique ».
Le gouvernement congolais a affirmé demeurer « pleinement engagé, aux côtés de ses partenaires régionaux et internationaux, à œuvrer pour le rétablissement complet de la paix, de la sécurité et de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national ».
Aucune réaction officielle des autorités rwandaises n’était disponible jusqu’à présent.
La rédaction










