Le député national Patrick Munyomo a rejeté, dimanche 30 août 2026 à Kinshasa, en République démocratique du Congo, les accusations portées contre lui par le sénateur Modeste Bahati Lukwebo, affirmant vouloir privilégier les efforts sécuritaires du Chef de l’État dans l’Est du pays.
Dans une mise au point rendue publique après le message de Modeste Bahati Lukwebo adressé à Mandungu Bula, conseiller privé du Chef de l’État, Patrick Munyomo a qualifié de « fallacieuses » les accusations le présentant, avec Otto Bahizi, comme faisant partie d’un groupe de « frondeurs » cherchant à s’approprier l’Alliance des forces démocratiques du Congo (AFDC).
L’élu de Goma, dans la province du Nord-Kivu, conteste cette lecture de la situation et dénonce plutôt la manière dont le regroupement politique serait dirigé par son président. Il affirme désormais vouloir consacrer son énergie au soutien des initiatives du Président de la République en faveur de la sécurité dans l’Est de la RDC.
« La politique doit être fondée sur le respect, la tolérance, la responsabilité et la capacité à accepter les choix et les parcours des autres. Le temps de l’escroquerie politique et des dribbles est révolu », a-t-il déclaré.
Patrick Munyomo dit également vouloir répondre publiquement à toute nouvelle mise en cause de son nom, estimant que le débat politique doit rester fondé sur la responsabilité et le respect entre acteurs.
« Je le préviens clairement, chaque fois qu’il citera mon nom publiquement, je reviendrai à mon tour pour exposer publiquement ses mauvaises pratiques, qu’il sache que je ne resterai pas silencieux face à de telles pratiques », a-t-il ajouté.
Cette nouvelle passe d’armes intervient alors que l’AFDC reste l’un des regroupements politiques actifs sur la scène nationale congolaise. Modeste Bahati Lukwebo, qui dirige cette formation, avait récemment mis en cause certains cadres qu’il accuse de vouloir s’écarter de la ligne de la direction.
De son côté, Patrick Munyomo, élu de Goma, ville située dans l’est de la RDC, à la frontière avec le Rwanda, maintient sa position et affirme vouloir regarder davantage vers les priorités sécuritaires de cette partie du pays. Les deux responsables restent ainsi opposés sur la gestion et l’orientation politique du regroupement.
Elisé Kant

0 Comments