Allegra Fosh Ngalula, vice-présidente de la ligue des jeunes du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), a annoncé lundi 12 octobre 2026, depuis la France, sa démission immédiate, refusant toute association à des initiatives susceptibles de déstabiliser la République démocratique du Congo.
Dans une lettre datée du 12 octobre 2026 et adressée à la présidence nationale ainsi qu’au secrétariat général du PPRD, elle annonce mettre fin à son engagement au sein du parti. Elle justifie sa décision par son attachement à la paix, à la stabilité du pays et au respect des voies démocratiques.
Dans ce document, Allegra Fosh Ngalula exprime sa « désolidarisation de toute initiative visant à perturber la paix, à déstabiliser les institutions ou à compromettre la sécurité de la population », en République démocratique du Congo.
Elle précise ne vouloir être associée, directement ou indirectement, à aucune action de cette nature. Elle refuse également qu’une prise de position ou une initiative soit présentée comme bénéficiant de son soutien sans son accord explicite.
La responsable politique souligne que sa décision est personnelle. Elle demande aux dirigeants du PPRD de prendre acte de son départ et de procéder à la mise à jour des registres du parti afin d’officialiser la fin de son engagement.
Avant cette démission, Allegra Fosh Ngalula avait occupé plusieurs fonctions au sein des structures du PPRD. Elle a notamment été assistante de la présidente nationale de la ligue des femmes, responsable adjointe du département de l’emploi et du travail, puis vice-présidente de la ligue des jeunes à la suite des dernières nominations.
Son départ intervient le même jour que l’annonce, à Goma, dans la province du Nord-Kivu, à l’est de la RDC, de la création du Front pour la refondation de la Nation (FRN), un nouveau mouvement politico-militaire dirigé par l’ancien président Joseph Kabila.
La déclaration politique de ce mouvement prévoit de combattre ce qu’il qualifie de « tyrannie », y compris par la force. Cette orientation donne une résonance particulière à la décision d’Allegra Fosh Ngalula, qui affirme refuser toute association à des initiatives susceptibles de menacer la paix, les institutions ou la sécurité de la population.
Sa démission intervient ainsi dans une séquence marquée par des annonces politiques distinctes, dont les implications pour la vie politique congolaise restent à suivre. Dans sa lettre, l’ancienne responsable du PPRD insiste sur le caractère personnel de son choix et sur son attachement aux voies démocratiques, tandis que son parcours au sein des ligues des femmes et des jeunes témoigne de son engagement antérieur dans les structures du parti.
La rédaction

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