À l’occasion de la Journée mondiale de la prévention du suicide, célébrée chaque 10 septembre, le vice-président de l’Union nationale des psychologues cliniciens du Sud-Kivu, Biringanine Jean Bosco, appelle la communauté à mieux prendre en compte les souffrances psychologiques et à éviter de juger les personnes en détresse.
Selon lui, la prévention du suicide passe avant tout par une société capable d’écouter et d’accompagner les personnes confrontées à des difficultés psychologiques. Il estime que les personnes ayant des idées suicidaires ne doivent pas être laissées seules, mais plutôt bénéficier de l’attention de leur entourage.
« Une personne ayant des idées suicidaires mérite l’attention et l’accompagnement de toute la communauté », souligne Biringanine Jean Bosco.
Pour ce psychologue clinicien, la prévention du suicide ne constitue donc pas uniquement une responsabilité individuelle. Elle représente également une préoccupation collective, intimement liée à la santé mentale.
Biringanine Jean Bosco déplore cependant que cette question reste encore insuffisamment prise au sérieux au sein de la communauté. Il appelle à renforcer la sensibilisation et l’écoute dans différents milieux de vie, notamment au sein des familles, des écoles et des églises.
L’objectif, explique-t-il, est de permettre à l’entourage de reconnaître suffisamment tôt certains signes de détresse psychologique afin d’orienter les personnes concernées vers une aide appropriée et d’éviter des conséquences dramatiques.
Cette Journée mondiale de la prévention du suicide constitue ainsi, selon lui, une occasion de rappeler que l’écoute, le soutien et l’accompagnement peuvent contribuer à sauver des vies.
La rédaction

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