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Nord-Kivu : les déplacés de Nyamaboko 1er et 2 alertent sur la dégradation de leurs conditions de vie à Walikale

Plusieurs familles ayant fui les violences dans les groupements de Nyamaboko 1er et 2, dans le territoire de Masisi, se retrouvent aujourd’hui dans une situation humanitaire préoccupante dans les groupements de Waloa Yungu et Waloa Uroba, dans le territoire voisin de Walikale, au Nord-Kivu. Ces déplacés disent manquer de nourriture, d’eau potable et d’un accès régulier aux soins de santé.

La situation humanitaire reste préoccupante pour les habitants des groupements de Nyamaboko 1er et 2, dans le territoire de Masisi, contraints de fuir leurs villages à la suite des récents affrontements enregistrés dans plusieurs localités de cette partie du territoire.

Une partie de ces populations s’est dirigée vers les groupements de Waloa Yungu et Waloa Uroba, dans le territoire voisin de Walikale, à la recherche de sécurité. Mais après plusieurs jours de déplacement, les familles disent faire face à de nouvelles difficultés, liées notamment à leurs conditions de vie dans les zones d’accueil.

Selon plusieurs déplacés, les besoins essentiels deviennent de plus en plus difficiles à couvrir.

« Nous avons quitté nos villages sans pouvoir prendre nos biens. Ici, nous dépendons de l’aide des familles qui nous accueillent, mais elles aussi ont leurs propres difficultés », témoigne un habitant de Ngululu.

Un autre déplacé explique que l’accès à la nourriture constitue l’une des principales préoccupations.

« Nous avons besoin de nourriture, mais il devient difficile de trouver de quoi manger régulièrement. Beaucoup de familles n’ont plus de moyens pour subvenir à leurs besoins », rapporte-t-il.

La question de l’eau potable figure également parmi les urgences signalées. Des familles affirment parcourir de longues distances pour s’approvisionner, une situation qui complique davantage la vie des personnes vulnérables.

Les soins de santé constituent une autre préoccupation. Des déplacés indiquent que certaines familles comptent des enfants en bas âge, des femmes enceintes et des personnes âgées, dont la prise en charge devient difficile en raison du manque de moyens.

« Les femmes enceintes et les enfants ont particulièrement besoin d’assistance. Lorsqu’une personne tombe malade, nous ne savons pas toujours où trouver les moyens pour payer les soins », témoigne une autre personne déplacée.

Ces familles soulignent toutefois le soutien apporté par certaines familles d’accueil à Walikale. Mais, selon elles, les capacités de ces ménages restent limitées face à l’augmentation du nombre de personnes déplacées.

Les déplacés de Nyamaboko 1er et 2 lancent ainsi un appel aux autorités, aux organisations humanitaires et aux personnes de bonne volonté afin que leur dénombrement soit effectué et que les interventions soient renforcées dans les zones où ils ont trouvé refuge.

Ils sollicitent notamment des vivres, de l’eau potable, des soins médicaux ainsi que d’autres articles essentiels pour les ménages ayant fui les violences.

Cette situation intervient alors que les affrontements dans plusieurs localités du territoire de Masisi continuent de provoquer des mouvements de populations vers les zones jugées plus sûres, notamment en direction du territoire voisin de Walikale.

En attendant une amélioration de la situation sécuritaire permettant un éventuel retour, les familles déplacées disent rester dans l’incertitude et dépendre largement de la solidarité des communautés d’accueil et de l’assistance humanitaire.

La rédaction

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