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Maï-Ndombe : le gouverneur réclame un moratoire sur l’interdiction des embarcations en bois

Le gouverneur du Maï-Ndombe, Lebon Nkoso Kevani, demande au gouvernement central de suspendre temporairement l’interdiction de circulation des embarcations en bois sur les voies navigables de la République démocratique du Congo (RDC), en attendant la disponibilité d’une flotte métallique adaptée au transport des passagers et des marchandises.

Dans une correspondance datée du vendredi 9 octobre 2026 et adressée au vice-Premier ministre en charge des Transports, Voies de communication et Désenclavement, le chef de l’exécutif provincial a insisté sur la dépendance des habitants du Maï-Ndombe à l’égard du transport fluvial.

« La Province du Maï-Ndombe est densément hydraulique ; ses cours d’eau et lacs constituent la première voie de circulation des personnes et de leurs biens », a écrit Lebon Nkoso Kevani, plaidant pour un délai permettant de préparer une solution de remplacement.

Le gouverneur souligne que la pêche et l’agriculture représentent les principales activités économiques de la population, tandis que les embarcations en bois assurent l’évacuation des produits agricoles et halieutiques vers les différents marchés.

Selon lui, l’application immédiate de cette interdiction risque de perturber considérablement la vie socio-économique de la province. Il évoque notamment une possible flambée des prix, des pénuries de denrées alimentaires et de produits pharmaceutiques, des difficultés de déplacement ainsi qu’une diminution des revenus des ménages et des recettes publiques.

Pour remédier à cette situation, Lebon Nkoso Kevani propose de confier à la Société de développement forestier (SODEFOR) la construction des embarcations métalliques. Il estime que cette entreprise dispose, dans son chantier naval de Nioki, du personnel qualifié nécessaire à la réalisation du projet.

Le gouverneur rappelle également qu’en août 2024, le gouvernement central avait annoncé un programme de fabrication d’embarcations à coque en acier, avec la participation de l’Office national des transports (ONATRA) et de la Régie des voies fluviales (RVF). Le Maï-Ndombe devait alors figurer parmi les premières provinces bénéficiaires de cette initiative.

Cette démarche intervient après la décision du 6 octobre 2026, rendue publique dans un communiqué officiel du 7 octobre, interdisant la circulation des unités flottantes en bois sur le fleuve Congo, ses affluents, les autres cours d’eau et les lacs du pays.

En attendant la mise en place effective d’une flotte métallique, le gouverneur souhaite ainsi obtenir un moratoire afin d’éviter une rupture des échanges commerciaux et des déplacements dans cette province du sud-ouest de la RDC, où les voies navigables occupent une place essentielle dans la mobilité des personnes et l’approvisionnement des populations.

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