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Lualaba : un an après la tragédie de Mulondo, plus de 25 mille exploitants artisanaux retrouvent leurs activités

C’est l’épilogue d’un dossier qui aura marqué le secteur minier de la province du Lualaba. Près d’un an après le drame meurtrier de Mulondo, plus de 25 000 exploitants artisanaux retrouvent le chemin de la mine.

Le 2 novembre 2026, le Ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, s’est rendu personnellement sur le site de Mulondo, situé à environ 42 kilomètres au sud-est de Kolwezi, dans le territoire de Mutshatsha, province du Lualaba. Objectif : superviser la réinstallation effective des membres de la coopérative minière COMIKAN, restés sans activité pendant plus d’une année.

Autrefois exploité par l’entreprise CHEMAF, le site de Mulondo est passé sous le contrôle de PAJECLEM après une opération de cession. L’arrivée du nouvel opérateur industriel a entraîné l’éviction des exploitants artisanaux qui y travaillaient depuis des années, les privant ainsi de leur unique source de revenus et créant une tension sociale persistante dans la zone.

Cette situation de précarité a connu son paroxysme le 15 novembre 2025. Un effondrement meurtrier s’est produit sur le site, causant la mort de plusieurs exploitants artisanaux qui tentaient d’y accéder clandestinement. Le drame a plongé des dizaines de familles dans le deuil et a mis en lumière l’urgence de trouver une solution d’encadrement durable pour l’exploitation artisanale.

Deux jours après le drame, alors qu’il faisait route vers Kolwezi pour s’enquérir de la situation, l’avion transportant le Ministre Louis Watum Kabamba et les chefs de corps du Ministère des Mines a connu un grave accident à l’atterrissage à l’aéroport de Kolwezi : sortie de piste puis incendie de l’appareil. Par miracle, le ministre et toute sa délégation s’en sont sortis indemnes et ont décidé de poursuivre leur mission jusqu’à Mulondo pour apporter le réconfort du Gouvernement aux familles éprouvées.

Une solution négociée : deux carrés pour la paix

Face à l’impasse, le Ministre a privilégié la voie du dialogue et de la concertation. Un travail technique de plusieurs mois a été mené avec le Cadastre Minier (CAMI), le SAEMAPE et le cabinet du ministre.

Ce processus a abouti à un accord historique : PAJECLEM a accepté de mettre à disposition de la COMIKAN deux carrés miniers clairement délimités pour permettre la reprise des activités artisanales dans un cadre légal et sécurisé. L’industriel, lui, poursuit son exploitation sur le reste du périmètre.

Lors de sa visite, le Ministre a insisté sur trois mots d’ordre : dialogue, discipline et respect des engagements mutuels.

Au-delà des chiffres, des vies retrouvées

Derrière les 25 000 exploitants, ce sont plus de 25 000 familles qui retrouvent l’espoir. Des enfants qui pourront retourner à l’école, une économie locale qui va redémarrer à Mutshatsha et à Kolwezi.

Pour le Ministère, cette avancée illustre une gouvernance minière qui concilie ordre, transparence et justice sociale, conformément à la vision du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, mise en œuvre sous la coordination de la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka.

Nickson Manzekele

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