« Où en sommes-nous avec l’arrêté du Gouverneur interdisant les boissons fortement alcoolisées ? » s’interroge Deogratias Bungamuzi, président provincial de la jeunesse de l’Ituri et jeune ambassadeur de la paix.
Dans une tribune publiée ce vendredi 25 septembre 2026, il dit avoir été choqué par une vidéo devenue virale voyant je cite : « un jeune consommant simultanément 4 Torero, Mandela, 4 Ria et 4 Bishop, faisant la publicité de l’Etablissement Salama à Bunia ».
Un constat qui, selon lui, illustre l’inefficacité de la lutte contre ces produits. Il rappelle que cela fait plus de quatre ans que l’ancien Gouverneur Johnny Luboya avait signé un arrêté interdisant notamment le Whisky Mandela, Bishop petit format, Torero et plusieurs stupéfiants dangereux.
« Curieusement, malgré nos multiples demandes pour en obtenir une copie, cet arrêté est resté difficilement accessible. Nous n’en avions eu connaissance qu’à travers la presse, comme s’il avait disparu », déplore-t-il.
Avec l’arrivée du gouverneur Kasongo, la situation reste la même
À l’arrivée du Gouverneur militaire Gaby Kasongo Mulumba Batoka, une Task Force judiciaire avait été annoncée par la Procureure Générale Eudoxie Maswama M’Fuilu pour lutter contre l’importation et la vente de ces boissons. Une initiative saluée par les structures de jeunes.
Pourtant, sur le terrain, Deogratias Bungamuzi estime qu’aucune action concrète ne rassure : les boissons incriminées restent visibles et accessibles dans plusieurs dépôts et terrasses de la ville.
Il alerte sur les conséquences sécuritaires de cette situation. Selon lui, la consommation excessive affecterait même certains militaires et policiers en patrouille, avec des dérapages enregistrés impliquant des éléments en état d’ivresse.
« Il est plus qu’urgent que nous puissions protéger notre jeunesse aujourd’hui, car la ligne rouge est dépassée et plus que jamais, il faut préserver l’avenir de l’Ituri demain », interpelle-t-il.
Il appelle les autorités provinciales à relancer les opérations de contrôle et exhorte les jeunes à faire des choix responsables face à des produits dont les conséquences, dit-il, peuvent coûter toute une vie.
Nickson Manzekele

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