Le président Félix Tshisekedi a reçu vendredi 9 octobre 2026, à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, en Afrique centrale, une délégation de l’Union africaine venue consulter les autorités congolaises pendant 72 heures sur la crise sécuritaire persistante dans l’Est du pays et l’application des accords de paix.
Selon la Présidence congolaise, la délégation du Panel des facilitateurs de l’Union africaine est composée de quatre anciens chefs d’État : Sahle-Work Zewde, Uhuru Kenyatta, Catherine Samba-Panza et Mokgweetsi Masisi. Cette mission de haut niveau vise à échanger avec les autorités de Kinshasa sur les efforts diplomatiques engagés pour mettre fin aux violences dans l’est de la RDC.
La rencontre s’est déroulée en présence de la Première ministre Judith Suminwa et de plusieurs ministres sectoriels. Les discussions ont notamment porté sur les processus de paix de Washington et de Doha, dont plusieurs engagements restent à concrétiser sur le terrain, selon la Présidence de la République.
À l’issue de cette rencontre, Félix Tshisekedi a réaffirmé l’engagement de la RDC dans les initiatives diplomatiques en cours, tout en insistant sur la nécessité de passer des engagements politiques à des résultats concrets et vérifiables.
Cette démarche intervient alors que les efforts de médiation se poursuivent pour obtenir une désescalade des tensions dans l’est du pays, où les affrontements et l’insécurité continuent d’affecter les populations civiles. Pour Kinshasa, la mise en œuvre effective des engagements pris par les différentes parties constitue un enjeu majeur pour restaurer la paix et préserver l’intégrité territoriale congolaise.
La mission du Panel des facilitateurs de l’Union africaine s’inscrit également dans une série de consultations diplomatiques menées auprès des principaux acteurs concernés par la crise régionale. Avant cette rencontre avec Félix Tshisekedi, des démarches impliquant d’autres responsables politiques de la région, notamment Corneille Nangaa et le président rwandais Paul Kagame, ont été évoquées dans le cadre des efforts visant à rapprocher les positions.
La délégation dispose de 72 heures pour recueillir les points de vue des autorités congolaises et examiner les moyens de faire progresser les processus de paix. L’enjeu reste désormais de traduire les initiatives diplomatiques en avancées mesurables sur le terrain, alors que l’est de la RDC demeure confronté à une crise sécuritaire prolongée et à des conséquences humanitaires importantes.
Elisé Kant

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