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Nord-Kivu : l’ICCN alerte les riverains après la découverte de carcasses d’hippopotames dans la Semuliki

Plusieurs carcasses d’hippopotames ont été découvertes dans la rivière Semuliki, au Nord-Kivu, en RDC, alerte l’ICCN le jeudi 24 septembre 2026 depuis Ishango, appelant les populations riveraines à éviter tout contact, consommation ou utilisation de l’eau proche des animaux morts, en attendant les résultats des analyses.

La Direction provinciale de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) au Nord-Kivu, en collaboration avec les autorités sanitaires compétentes, demande une vigilance particulière après cette découverte dans la rivière Semuliki, située dans la partie orientale de la République démocratique du Congo, à proximité de la frontière avec l’Ouganda.

À ce stade, l’origine de la mortalité reste inconnue. Les services compétents ont lancé des analyses de laboratoire afin de déterminer la cause exacte de la mort des hippopotames. L’ICCN rappelle toutefois que cette alerte intervient plusieurs mois après un épisode d’anthrax, également appelé charbon bactéridien, signalé dans le secteur du lac Édouard.

« À ce stade, la cause de la mort des hippopotames n’est pas encore établie. Des analyses de laboratoire sont en cours afin d’en déterminer l’origine », précise l’ICCN dans son communiqué publié jeudi 24 septembre 2026.

En attendant les résultats, l’Institut interdit toute manipulation des carcasses. Les habitants sont notamment priés de ne pas les toucher, les déplacer, les découper, les ouvrir, les enterrer ou les brûler.

L’ICCN recommande également de ne pas consommer, acheter, vendre ou transporter la viande provenant d’un animal retrouvé mort ou malade. Cette interdiction reste valable même lorsque la viande a été cuite, séchée ou fumée.

Les enfants, le bétail et les animaux domestiques doivent être éloignés des carcasses et des zones concernées. L’Institut demande aussi aux populations de ne pas utiliser l’eau se trouvant à proximité des animaux morts et de privilégier une source sûre ou correctement traitée.

Le lavage régulier des mains à l’eau propre et au savon figure également parmi les mesures recommandées. Toute découverte d’une nouvelle carcasse ou d’une mortalité inhabituelle doit être immédiatement signalée aux autorités locales, aux services vétérinaires, aux relais communautaires ou aux agents de l’ICCN.

Les personnes qui présenteraient des symptômes inhabituels après avoir été en contact avec un animal mort, malade ou avec une viande suspecte sont invitées à consulter rapidement une structure sanitaire.

L’ICCN appelle ainsi les communautés riveraines à rester vigilantes sans céder à la panique. Les mesures annoncées restent en vigueur jusqu’à la publication de nouvelles directives après les résultats des analyses.

Cette nouvelle alerte rappelle l’épisode sanitaire observé au printemps 2025 dans le secteur du lac Édouard, au sein du Parc national des Virunga. Selon la FAO, au 15 avril 2025, 52 hippopotames et 7 buffles morts avaient été signalés dans cette zone proche de la frontière ougandaise.

Le bilan épidémiologique de l’Institut national de santé publique couvrant la période du 2 avril au 27 mai 2025 faisait ensuite état de 60 hippopotames, 27 buffles et 22 bovins concernés dans le cadre des investigations sur l’anthrax, avec 1 cas humain confirmé et 1 décès investigué dans la communauté.

La rivière Semuliki se trouve dans la région du nord-est de la RDC, à proximité de la frontière ougandaise et du secteur du lac Édouard. C’est dans cette même zone du Parc national des Virunga qu’une précédente alerte liée à l’anthrax avait conduit les autorités à renforcer les mesures de protection des populations et de la faune.

 

Jonathan Merci

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