Le député national Shé Okitundu a estimé samedi que le Chef de l’État doit conserver la décision finale sur l’organisation du dialogue national en RDC, notamment son format, ses participants, ses sujets, son lieu et le choix du facilitateur, tout en appelant à l’implication des partenaires internationaux.
« L’opposition et les confessions religieuses ne peuvent pas imposer une manière d’organiser le dialogue au Chef de l’État, qui est lui-même responsable de la nation. Toutes les propositions peuvent venir. Il les analyse, il les apprécie, puis finalement, il tranche sur l’organisation du dialogue, à la fois sur les sujets qui seront abordés, les participants, le format, le lieu de la conférence et, par la suite, l’animateur ou le facilitateur de ce forum », a déclaré samedi Shé Okitundu, député national, lors d’un entretien consacré aux questions d’actualité en République démocratique du Congo.
L’ancien ministre des Affaires étrangères a également insisté sur la nécessité d’associer des partenaires à la recherche d’une issue pacifique et diplomatique au conflit qui affecte le pays. Selon lui, certains acteurs disposant d’une implantation en RDC devraient participer à l’organisation et à la tenue du forum.
« Il faut aussi des partenaires qui nous accompagnent, non seulement dans la recherche d’une solution pacifique et diplomatique au conflit qui nous est imposé, mais en même temps des partenaires qui sont bien établis chez nous et qui ne peuvent pas rester à l’écart dans l’organisation et même dans la tenue de ce forum », a-t-il ajouté.
Shé Okitundu a par ailleurs établi une distinction entre les enjeux internes du conflit et la question de l’agression extérieure dont la RDC se dit victime. Il estime que le dialogue envisagé pourrait principalement traiter les différends internes, tandis que la dimension liée à l’agression relève déjà des mécanismes internationaux.
« Le dialogue ne peut, peut-être pas régler tous les problèmes, mais il s’occupe de l’aspect interne du conflit. La République démocratique du Congo fait l’objet d’une agression, et je l’ai rappelé tout à l’heure : l’agression constitue l’un des crimes les plus graves qui puissent exister dans l’humanité », a déclaré le député national.
Selon lui, cette dimension internationale est notamment prise en charge par le Conseil de sécurité des Nations unies et par l’accord de Washington, présenté comme découlant d’une résolution du Conseil de sécurité.
« Par conséquent, l’aspect lié à l’agression est actuellement pris en charge par le Conseil de sécurité des Nations unies et, ensuite, par l’accord de Washington, qui est le produit de la résolution du Conseil de sécurité, puisque cette résolution est inscrite dans le préambule de l’accord de Washington », a poursuivi Shé Okitundu.
Ces déclarations interviennent alors que la question d’un dialogue national reste au centre des discussions politiques en République démocratique du Congo. Le débat porte notamment sur son format, les acteurs appelés à y prendre part, les sujets à examiner ainsi que les modalités de sa mise en place.
Samedi 19 septembre 2026, Shé Okitundu a ainsi défendu une organisation du dialogue relevant de la décision finale du Chef de l’État, tout en plaidant pour l’implication de partenaires dans la recherche d’une solution diplomatique. La RDC, située en Afrique centrale, poursuit parallèlement ses démarches auprès des mécanismes régionaux et internationaux pour traiter les différentes dimensions de la crise qui affecte plusieurs zones du pays.
ELISE KANT

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