Les activités scolaires connaissent des perturbations en ce début d’année scolaire à l’Institut Vitshumbi, dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu. Cette situation est principalement liée à l’insuffisance des salles de classe, après la destruction de certains bâtiments de l’établissement par un ouragan au cours du deuxième trimestre de l’année en cours.
Faute de moyens pour reconstruire les locaux endommagés, les responsables de l’Institut Vitshumbi ont été contraints de recourir temporairement à certaines chapelles catholiques de la région pour y installer les classes dépourvues de salles.
Cette situation entraîne notamment des pertes de temps dans le déroulement des enseignements, explique Kasereka Yalala Paul, directeur des études de l’Institut Vitshumbi.
“Nous avons un problème de salles de classe. Certaines ont été détruites par l’ouragan et, faute de moyens pour les reconstruire, nous avons dû utiliser des chapelles comme salles de cours. Cette situation nous fait perdre beaucoup de temps, car les élèves doivent s’adapter à ces différents espaces,”témoigne-t-il.
Au-delà de la perturbation du calendrier scolaire, les conditions d’apprentissage demeurent préoccupantes. Les élèves sont notamment assis sur des bancs conçus pour les lieux de culte et qui ne sont pas adaptés aux exigences d’un environnement scolaire. Cette situation affecte le confort des apprenants et complique davantage le déroulement normal des cours.
Face à ces difficultés, la direction de l’Institut Vitshumbi lance un appel aux personnes de bonne volonté, aux autorités et aux partenaires éducatifs afin d’obtenir un appui nécessaire à la reconstruction des salles détruites et à la réhabilitation d’autres locaux devenus vétustes.
Pour Kasereka Yalala Paul, une intervention rapide permettrait à l’établissement de retrouver des conditions normales d’enseignement et d’offrir aux élèves un cadre d’apprentissage plus approprié.
Créé en 1974, l’Institut Vitshumbi figure parmi les établissements scolaires implantés depuis plusieurs décennies dans cette partie du territoire de Rutshuru. La reconstruction de ses infrastructures apparaît ainsi comme un enjeu important pour la continuité et la qualité de l’éducation des élèves de la région.
La rédaction

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