La Haute Cour militaire a été saisie jeudi d’une réquisition de servitude pénale à perpétuité contre le général Philémon Yav Irung, poursuivi pour trahison et participation à un mouvement insurrectionnel, dans une affaire impliquant officiers accusés de vouloir déstabiliser les institutions de RDC.
Le ministère public a requis cette lourde peine contre le général Philémon Yav Irung, poursuivi aux côtés de Chauri, son coprévenu, devant la Haute Cour militaire à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.
Dans son réquisitoire, le lieutenant-général Lucien-René Likulia, auditeur général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), a demandé aux juges militaires de retenir les deux infractions mises à charge du général Yav et de son coprévenu.
« Par ce motif, qu’il plaise à la Haute Cour militaire de dire établies en fait comme en droit les infractions de trahison et de participation à un mouvement insurrectionnel mises à charge du général Yav Irung Philémon et de Chauri, son coprévenu, et de les condamner, avec admission des circonstances atténuantes, à la servitude pénale à perpétuité », a requis le lieutenant-général Lucien-René Likulia.
Le général Yav Irung est poursuivi dans une procédure judiciaire qui concerne plusieurs officiers des FARDC. Les prévenus sont notamment accusés de faits liés à une tentative de déstabilisation des institutions de la République et à leur participation présumée à un mouvement insurrectionnel.
La demande du ministère public intervient ainsi comme une étape majeure dans ce procès devant la Haute Cour militaire. La juridiction devra examiner les éléments présentés par l’accusation ainsi que les arguments de la défense avant de rendre sa décision.
La procédure se déroule à Kinshasa, située dans l’ouest de la RDC, tandis que les faits reprochés aux prévenus s’inscrivent dans une affaire portant sur la sécurité de l’État et le fonctionnement des institutions nationales.
La peine requise par le parquet militaire est la plus lourde prévue par le droit pénal militaire congolais. Elle ne constitue toutefois pas encore une condamnation : la Haute Cour militaire doit se prononcer après l’examen de l’ensemble des éléments du dossier et des moyens soulevés par les parties.
Cette affaire intervient alors que les autorités congolaises accordent une attention particulière aux dossiers judiciaires mettant en cause des militaires soupçonnés d’atteintes à la sécurité de l’État. Le général Philémon Yav Irung devra donc attendre la décision de la Haute Cour militaire, seule habilitée à trancher définitivement sur les accusations portées contre lui.
Elisé Kant

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