Le ministre des Postes, Télécommunications et Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (PNTIC) s’est dit surpris par la réduction de la durée de certains forfaits télécoms en RDC, dénoncée depuis une semaine par des abonnés à Kinshasa, et a annoncé la mise en place d’une task force pour examiner ces changements tarifaires.
La polémique sur la tarification des services de télécommunication prend de l’ampleur en République démocratique du Congo. Alors que plusieurs abonnés dénoncent depuis une semaine la réduction de la durée de certains forfaits, le ministres de PNTIC affirme lui-mêmes avoir subi ces changements, pourtant appliqués dans un secteur placé sous la responsabilité des autorités publiques.
Intervenant sur une chaîne de radio à Kinshasa, capitale située dans l’ouest de la RDC, le ministre s’est montré particulièrement surpris par la nouvelle durée de validité de certains forfaits, notamment ceux qui étaient auparavant utilisables pendant 48 heures.
« Ce que les auditeurs ont dit, c’est vrai, moi aussi j’en suis victime. Quand je mets les unités ou mégas de 48H, c’est devenu 24 heures, à une grande surprise », a déclaré José Mpanda, ministre des PNTIC.
Cette déclaration soulève des interrogations sur la manière dont les changements tarifaires sont décidés et appliqués par les opérateurs de télécommunications. La question est notamment de savoir comment des responsables gouvernementaux chargés de la régulation du secteur peuvent eux-mêmes découvrir une modification de la durée de validité des forfaits au même titre que les simples abonnés.
Le ministre des PNTIC a annoncé la mise en place d’une task force destinée à examiner la situation et à recueillir les différentes plaintes formulées par les utilisateurs. Cette équipe devrait notamment se pencher sur les pratiques des opérateurs et sur la conformité des changements opérés avec les règles en vigueur en RDC.
Il a également insisté sur la nécessité de garantir aux abonnés la liberté d’utiliser les services qu’ils ont effectivement achetés, sans que les conditions d’utilisation soient modifiées de manière unilatérale par les opérateurs.
La contestation ne concerne d’ailleurs pas uniquement la durée des forfaits. Des utilisateurs dénoncent également ce qu’ils considèrent comme des pratiques irrégulières chez certains opérateurs de télécommunications et de télésatellites. Ces accusations devront toutefois être vérifiées par les autorités compétentes avant toute conclusion.
La situation relance ainsi la question de la régulation du secteur des télécommunications en RDC, notamment sur la transparence des offres, la durée réelle des forfaits, l’information des consommateurs et le contrôle exercé sur les opérateurs.
Depuis une semaine, plusieurs abonnés à Kinshasa et dans d’autres parties du pays font état de changements qu’ils jugent défavorables dans leurs offres. L’intervention du ministre des PNTIC, qui reconnaissent avoir eux-mêmes constaté une réduction de 48 à 24 heures sur certains forfaits, vient désormais donner une dimension officielle à une polémique jusque-là portée principalement par les consommateurs.
Elisé Kant

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