Le Caucus des présidents des conseils communaux de Kinshasa dénonce l’interpellation du conseiller communal Willy Leyiba, survenue samedi 15 août 2026 à Ngaba, pendant une mission de terrain, et réclame une enquête sur les circonstances de cette arrestation qu’il juge brutale et arbitraire.
Dans un communiqué parvenu à Lesvolcansnews.net, cette structure regroupant les élus locaux de la capitale congolaise affirme que l’élu de la commune de Ngaba aurait été interpellé alors qu’il exerçait ses fonctions.
« Le caucus des présidents des conseils communaux de la ville de Kinshasa a fait état avec consternation et indignation de l’interpellation brutale et arbitraire, ce 15 août 2026, du conseiller communal Willy Leyiba de la commune de Ngaba, alors qu’il effectuait une mission de terrain dans le cadre de ses fonctions », indique le communiqué.
Selon le document signé par le président du Caucus, Me Yoshoua Kasongo, les circonstances de cette interpellation constitueraient une violation des procédures prévues pour les élus locaux.
Le Caucus se réfère notamment à l’article 120 de la Loi organique n° 08/016 du 7 octobre 2008 portant composition, organisation et fonctionnement des Entités territoriales décentralisées ainsi que leurs rapports avec l’État et les provinces.
D’après les élus communaux, aucune charge valable, motivée en droit ou appuyée par un mandat régulier émanant des autorités judiciaires compétentes, n’aurait été présentée pour justifier la mesure prise contre Willy Leyiba.
La structure estime qu’une telle situation porte atteinte à l’exercice du mandat confié aux élus locaux et pourrait fragiliser les institutions de proximité.
Une enquête administrative et judiciaire demandée
Face à cette situation, le Caucus demande au vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, de la Décentralisation et de la Sécurité, ainsi qu’au gouverneur de la ville-province de Kinshasa, d’ordonner une vérification immédiate des motifs et de la régularité de l’interpellation.
Les présidents des conseils communaux réclament également une enquête administrative et judiciaire afin d’établir les responsabilités dans cette affaire.
Ils demandent en outre la suspension à titre conservatoire du bourgmestre de la commune de Ngaba, qu’ils accusent d’avoir incité des militaires à poser des actes qu’ils considèrent comme contraires à la loi. Cette accusation émane du Caucus et n’a pas été étayée, dans le communiqué fourni, par une décision judiciaire.
Le communiqué soulève également la question de la taxe dite de « prospection parcellaire ». Le Caucus demande aux autorités compétentes d’en contrôler strictement la régularité.
Cette demande intervient dans un contexte de tensions autour de l’exercice des compétences des autorités locales et des relations entre les élus communaux et les responsables administratifs des communes.
Le Caucus affirme par ailleurs rester mobilisé pour la défense des lois et des libertés publiques. Il invite les élus de Kinshasa à se rendre au bureau du bourgmestre de Ngaba jusqu’à ce que celui-ci présente sa démission volontaire.
La commune de Ngaba est située dans la partie sud de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, à l’ouest du pays, sur la rive gauche du fleuve Congo. Elle fait partie des communes administratives de la ville-province de Kinshasa.
L’affaire remonte au samedi 15 août 2026, date à laquelle le conseiller communal Willy Leyiba aurait été interpellé alors qu’il effectuait une mission de terrain. Le Caucus considère que cette intervention doit être examinée au regard des garanties accordées aux élus locaux par la législation congolaise.
Dans son communiqué, le Caucus des présidents des conseils communaux demande donc aux autorités nationales et provinciales de faire la lumière sur les circonstances de cette interpellation, tout en appelant les élus de la capitale à rester mobilisés autour de cette affaire.
Elisé Kant

0 Comments