Les prestataires de santé affectés à la prise en charge des malades d’Ebola en province de l’Ituri dénoncent des primes qu’ils jugent insuffisantes au regard des risques encourus, sollicitent l’intervention du président Félix Antoine Tshisekedi pour une révision de leur rémunération et réaffirment leur engagement à poursuivre les soins malgré cette situation.
« Nous sommes exposés chaque jour au risque de contamination, mais les primes qui nous sont accordées ne reflètent ni notre niveau d’exposition ni les sacrifices consentis dans l’exercice de notre mission », indiquent les signataires d’un mémorandum adressé au chef de l’État.
Les professionnels de santé concernés travaillent notamment dans les centres de traitement de la maladie à virus Ebola de Rwampara, Lwemba, Linga ainsi qu’au Centre de traitement Ebola (CTE) de Bunia, en province de l’Ituri, située dans le nord-est de la République démocratique du Congo, à la frontière avec l’Ouganda.
Selon ce mémorandum daté du samedi 1er août 2026, les infirmiers, laborantins et hygiénistes estiment que leur rémunération actuelle ne correspond pas aux dangers auxquels ils sont quotidiennement confrontés dans la prise en charge des patients infectés.
Les signataires affirment que les infirmiers et les laborantins perçoivent une prime journalière de 12 dollars américains, tandis que les hygiénistes reçoivent 7 dollars américains par jour. À leurs yeux, ces montants restent largement insuffisants compte tenu de la nature de leur travail.
Sans remettre en cause la contribution des autres intervenants engagés dans la riposte contre Ebola, ces prestataires dénoncent un déséquilibre dans le système actuel de rémunération. Ils demandent une révision du barème salarial afin que les primes de risque tiennent davantage compte du niveau d’exposition, des responsabilités exercées ainsi que des contraintes liées à leurs fonctions.
À travers leur plaidoyer, ils sollicitent l’implication personnelle du président de la République afin qu’une solution durable soit trouvée pour améliorer leurs conditions de travail et renforcer la motivation des équipes déployées dans les centres de traitement.
En attendant une réponse des autorités compétentes, ces professionnels de santé assurent qu’ils continueront d’accompagner les patients atteints de la maladie à virus Ebola, tout en espérant que leurs revendications seront examinées avec attention.
La province de l’Ituri fait régulièrement face à des épisodes de résurgence de la maladie à virus Ebola. Grâce aux différentes campagnes de riposte menées ces dernières années par les autorités sanitaires, avec l’appui de partenaires nationaux et internationaux, plusieurs flambées ont pu être maîtrisées. Toutefois, les équipes médicales demeurent mobilisées dans cette province stratégique du nord-est de la RDC, où la vigilance reste indispensable pour prévenir de nouvelles chaînes de transmission.
Elisé Kant

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