Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont repris, ce vendredi 19 juin 2026, les trois quarts du centre de Minembwe, dans le territoire de Fizi au Sud-Kivu, où les derniers combattants de l’AFC/M23 et du groupe , Twirwaneho se sont retranchés près du bureau de la commune rurale. Cette progression militaire, confirmée par le député national Justin Bitakwira, intervient alors que les opérations se poursuivent depuis plusieurs jours dans cette partie des Hauts-Plateaux.
« Trois quarts du centre de Minembwe est occupé par les Forces armées de la République démocratique du Congo, accueillies par les Wazalendo. C’est l’information vraie à l’heure où nous parlons. Y compris l’aérodrome de Minembwe. Les éléments du, Twirwaneho et de l’AFC/M23 sont retranchés dans un petit point vers le bureau de la commune rurale de Minembwe », a déclaré Justin Bitakwira lors d’une interview à une radio.
Selon l’élu du Sud-Kivu, cette avancée revêt un caractère hautement stratégique et symbolique en raison de la place qu’occupe Minembwe dans les tensions sécuritaires qui secouent les Hauts-Plateaux depuis plusieurs années.
« Déloger ces éléments de cet espace est très symbolique et stratégique. Nos forces armées sont en très bonne position et vont les chasser complètement de ce coin de la République », a-t-il ajouté.
Le parlementaire affirme par ailleurs que la ville d’Uvira demeure sous contrôle des forces gouvernementales malgré quelques menaces signalées dans certaines localités des Moyens et Hauts-Plateaux. Il estime toutefois que les capacités opérationnelles des FARDC doivent être davantage renforcées afin de consolider les acquis sur le terrain.
Justin Bitakwira a également plaidé pour une augmentation significative des effectifs militaires ainsi qu’une amélioration des conditions sociales des soldats congolais. Selon lui, la stabilisation durable de l’Est du pays passe notamment par un renforcement de la présence militaire dans les zones affectées par l’insécurité.
Pendant ce temps, l’AFC/M23 a affirmé dans un communiqué publié le même vendredi que les forces gouvernementales avaient intensifié dès 6 heures du matin leurs frappes aériennes en appui aux offensives terrestres menées autour d’Irundu et des localités environnantes. Le mouvement accuse les FARDC de poursuivre depuis plus d’une semaine des opérations ayant provoqué des déplacements de populations et une dégradation de la situation humanitaire. L’AFC/M23 soutient qu’il ne restera pas passif face aux bombardements et aux violences visant, selon lui, les populations civiles.
La rédaction

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