Près d’une centaine de personnes blessées par armes ont été admises à l’hôpital général de référence d’Uvira, dans l’est de la République démocratique du Congo, entre le 2 et le 11 décembre, à la suite d’affrontements entre les combattants de l’AFC/M23 et les Forces armées de la RDC (FARDC) appuyées par leurs alliés, selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
L’organisation humanitaire, qui appuie cet établissement hospitalier dans la prise en charge des blessés par armes, indique que le nombre réel de victimes pourrait être plus élevé.
Le CICR estime que certaines personnes touchées par les combats n’ont pas pu accéder à des soins médicaux adéquats en raison de l’insécurité persistante et de l’intensité des affrontements dans la zone.
La situation humanitaire à Uvira et dans ses environs demeure préoccupante, alors que les combats continuent d’affecter directement les populations civiles. Les structures sanitaires locales, déjà fragilisées, font face à un afflux important de blessés, dans un contexte de ressources limitées et de contraintes d’accès liées à l’insécurité.
Le CICR poursuit son soutien à l’hôpital général de référence d’Uvira, notamment à travers l’assistance médicale et logistique, afin de permettre la prise en charge des personnes blessées par armes. L’organisation souligne toutefois que les besoins humanitaires restent importants et pourraient s’aggraver si les hostilités se poursuivent.
Dans ce contexte, le CICR appelle l’ensemble des parties impliquées dans les combats à respecter le droit international humanitaire, à épargner les populations civiles et à préserver les infrastructures essentielles, notamment les hôpitaux et les services de base indispensables à la survie des communautés affectées.
Uvira, située dans la province du Sud-Kivu, est l’un des foyers récents des violences liées au conflit opposant les forces gouvernementales congolaises et leurs alliés à l’AFC/M23.
La Rédactio

0 Comments