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Renforcement des effectifs de la PNC dans la chefferie des Ankutshu/Maniema : Un appel citoyen pour une sécurité accrue

Un plaidoyer fort en faveur du renforcement de la présence policière a été lancé par la société civile dans la chefferie des Ankutshu, territoire de Kibombo, au cœur de la province du Maniema, dans l’est de la République démocratique du Congo.

La structure citoyenne « Forces vives Maniema » demande une augmentation significative des effectifs de la Police nationale congolaise (PNC).

Passer de 11 à 25 policiers pour 7.000 habitants

C’est Pascal Kalonda, président de cette structure citoyenne, qui a porté la voix de la population lors d’un entretien avec le chef de la chefferie, Adrien Shoko Lokale Penewembo fils. Au sortir de cette rencontre, il a déclaré : « L’effectif des éléments de maintien de l’ordre public doit être renforcé dans la chefferie des Ankutshu, en territoire de Kibombo, pour bien sécuriser la population et ses biens en cette période où notre pays traverse une crise sécuritaire dans sa partie orientale. »

Selon lui, les 11 policiers actuellement en poste dans cette vaste entité sont largement insuffisants pour couvrir efficacement un territoire de plus de 7.000 habitants. Il a ainsi proposé un effectif minimum de 25 policiers afin de garantir une présence dissuasive et une réponse rapide aux incidents de sécurité.

Mettre fin à l’insécurité et à la délinquance juvénile

L’augmentation des forces de l’ordre vise également à endiguer plusieurs fléaux qui affectent le quotidien des habitants de cette région. Kalonda alerte notamment sur les cas de vols fréquents, le phénomène dit « base waza »  des bandes de jeunes qui sèment la panique , ainsi que la recrudescence de la délinquance juvénile.

 « L’accroissement des effectifs de la PNC dans cette partie du Sud-Maniema mettra fin non seulement aux cas de vol récurrents, au phénomène base waza qui sème la désolation dans le chef de la population, mais aussi au regroupement des jeunes désœuvrés qui s’adonnent aux jeux de hasard et à la consommation publique de stupéfiants et autres boissons fortement alcoolisées », a-t-il ajouté.

La balle est désormais dans le camp des autorités provinciales. La société civile appelle le chef de la chefferie à transmettre ce plaidoyer au Commissaire divisionnaire de la PNC au Maniema. Il s’agit, selon Kalonda, d’un impératif pour restaurer la confiance de la population dans les institutions et rétablir l’ordre dans cette région où l’État peine encore à s’imposer.

La Rédaction 

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