La séance de sensibilisation initiée par la maison de l’Artemisia RDC rentre dans la célébration de la journée internationale de la médecine traditionnelle ce 31 Aout. Ce type de médecine a été reconnu lors d’un colloque de l’OMS en Inde le 18 Aout dernier.
La maison de l’Artemisia RDC est active depuis un certain nombre d’années au Nord-Kivu dans la sensibilisation de la communauté sur la vocation de la médecine traditionnelle dans le traitement des maladies. Alors que la pandémie de Covid-19 avait atteint son sommet, tuant des millions des personnes, la maison de l’Artemisia avait proposé, à Goma, par exemple, les feuilles de la plante Artémisia qui avait aidé plusieurs adultes à prévenir des dégâts irréversibles d’une contamination à la Covid-19 ou à en guérir. Actuellement, elle continue de recommander la même plante qui agit avec succès contre le paludisme.
Des discussions enrichissantes ce 31 Aout à Goma
L’objectif de la maison de l’Artemisia RDC de réunir les médecins et les tradi-praticiens était d’aborder les opportunités des médecines modernes et traditionnelles, les limites de chacune et les points sur lesquels elles se complètent. ‘’Déjà je connais certains avantages et désavantages de notre médecine traditionnelle. A un certain moment, on l’ignorait, on la trouvait un peu profane, mais aujourd’hui, je suis convaincu que c’est une médecine complémentaire à la médecine moderne’’, témoigne Josias Pendeza, l’un des participants.
Quoi que l’OMS reconnaisse maintenant le rôle de la médecine traditionnelle, il reste prudent de se rassurer du praticien qui l’administre pour ne pas tomber sur un charlatan qui peut aggraver l’état de santé d’un malade, prévient le docteur Justin Mwamba, l’un des cadres de la maison de l’Artemisia RDC à Goma. ‘’Bien évidemment, on intègre le tout, mais quand vous intégrez plusieurs systèmes, cela sous-entend qu’il y’a quand même un système principal et il y’a des systèmes secondaires ou accompagnateurs. Et dans notre système de travail, nous avons un noyau, la médecine moderne. Cependant, cela ne nous empêche pas d’intégrer tant soit peu la médecine intégrative et de faire parfois recourt à la médecine traditionnelle là que nous sentons la nécessité’’, a-t-il expliqué.
En RDC et ailleurs en Afrique, ils sont toujours nombreux à faire recourt à la médecine traditionnelle devant les limites de la médecine moderne et des moyens financiers.
Frédéric Feruzi

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