Walikale : la population ouvre la route Mandje–Biriko, le chef de Waloa Loanda plaide pour un appui matériel et technique

La population du groupement Waloa Loanda, en territoire de Walikale, s’est engagée depuis un mois dans les travaux d’ouverture de la route de desserte agricole Mandje–Lukaraba–Biriko, longue d’environ 60 kilomètres. À ce jour, près de 10 kilomètres ont déjà été réalisés grâce aux efforts communautaires, malgré le manque criant de moyens matériels et techniques.

Selon le chef de groupement Waloa Loanda, Mwami Asili Mafuluko Mwiyanya, ces travaux sont exécutés exclusivement avec des moyens de bord. Chaque village concerné a mobilisé sa population pour le débroussaillage, l’ouverture de la chaussée et l’aménagement sommaire des caniveaux, dans le but de désenclaver cette zone essentiellement agricole.

“La route Mandje–Lukaraba–Biriko est vitale pour notre population. Elle permettra l’évacuation des produits agricoles vers les centres de consommation et facilitera la circulation des personnes et des biens. Mais nos moyens restent très limités,” a déclaré Mwami Asili Mafuluko Mwiyanya.

Le chef de groupement souligne que cette initiative communautaire témoigne de la volonté des habitants de participer activement au développement local, mais il estime que l’ampleur des travaux dépasse les capacités de la population.

“Nous avons fait un premier pas important, mais sans appui matériel et technique, il sera difficile d’atteindre les 60 kilomètres prévus. Nous plaidons auprès des autorités territoriales, provinciales ainsi qu’auprès des partenaires de développement pour un accompagnement urgent,” a-t-il ajouté.

Les habitants de Mandje, Lukaraba et Biriko espèrent que l’ouverture complète de cette route contribuera à booster l’économie locale, à réduire les pertes post-récoltes et à améliorer l’accès aux services sociaux de base, notamment la santé et l’éducation.

Dans une région régulièrement confrontée à l’isolement et à l’insécurité alimentaire, cette action communautaire est perçue comme un acte de résilience et d’auto-prise en charge, mais qui nécessite désormais un relais institutionnel pour assurer sa durabilité et sa finalisation.

Illar Meztiller