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Ituri-Mines : entre discours public et rapport officiel, Isaac Lebisabo pointe l’incohérence

 

Le secteur minier iturien est au cœur d’une vive polémique. Dans une mise au point, le député provincial Isaac Lebisabo interpelle directement le chef de division a.i des mines et géologie de l’Ituri. L’élu dit avoir parcouru le rapport préliminaire des travaux de la commission ad hoc, réunie du 24 au 26 août 2026 dans les installations de la SMEC et consacrée à l’état du secteur minier en Ituri.

Ce rapport, référencé n° M.354/6.2/0058../DIVMINES/P.I/2026, a été transmis au secrétariat général des mines par le chef de division a.i lui-même en date du 29 septembre 2026, avec copie au ministre des mines et au directeur-chef de service des mines.

De la contradiction ?

C’est le contenu de ce document officiel qui a poussé le député à sortir de son silence. Selon lui, ce rapport soulève une contradiction fondamentale.

D’un côté, explique Lebisabo, le Chef de Division affirme dans ses communications publiques qu’il contrôle le secteur minier sur l’ensemble de la province de l’Ituri.

De l’autre côté, poursuit-il, ce même chef de division reconnaît dans son propre rapport adressé à sa hiérarchie que de larges portions du territoire minier échappent à son contrôle effectif, à cause de l’occupation par des groupes armés.

« Alors, il faut être cohérent », tranche l’élu provincial. Pour lui, on ne peut pas affirmer publiquement tout contrôler tout en avouant dans un document officiel qu’on n’a pas accès à une partie importante du terrain. Lebisabo estime que le débat n’est pas de savoir qui a raison dans une communication. L’enjeu est de connaître la réalité administrative et opérationnelle sur le terrain minier iturien.

Si le contrôle n’est pas effectif, il faut avoir le courage de le reconnaître devant l’opinion. Si au contraire le contrôle est total, alors il faudrait expliquer pourquoi le rapport officiel fait état de zones incontrôlées.

Pour le député, les Ituriens méritent la vérité et non des déclarations contradictoires au gré des interlocuteurs. Le secteur minier, rappelle-t-il, est trop stratégique pour être géré sur la base des apparences ou des intérêts personnels.

Il insiste : “un rapport adressé à la hiérarchie engage son auteur. Les déclarations publiques doivent donc être conformes à la réalité administrative et aux faits constatés sur le terrain”. La question reste donc posée, sans détour, au Chef de Division ai des Mines de l’Ituri : contrôlez-vous réellement le secteur minier sur toute l’étendue de la province, ou bien votre propre rapport démontre-t-il le contraire ? Les Ituriens attendent une réponse claire.

Nickson Manzekele

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