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Ituri : main dans la main, Hema, Lendu et notables somment CODECO et CRP de faire taire les armes à Djugu

Journée de concertation cruciale à Bunia. Ce mardi 29 septembre 2026, le gouverneur militaire de l’Ituri, le général major Kasongo Mulumba Gaby, a réuni autour de la même table des leaders Hema, Lendu, des membres de l’UNADI et des notables venus de Djugu.

Objectif affiché : stopper l’hémorragie sécuritaire qui frappe à nouveau Gina, Rhoo et le vaste site de déplacés de Kigonze. Des zones où des affrontements ont jeté des milliers de familles sur les routes ces derniers jours.

Devant les caméras à la sortie de l’audience, le ton était à l’unité. Les délégués communautaires ont lancé un appel vibrant à l’apaisement général en Ituri.

« Nous appelons tous les peuples ituriens au calme, après les événements douloureux de Kigonze et de Djugu. La guerre a trop duré », a déclaré Jean-Claude Ngadjole, président de l’association culturelle Ente regroupant le peuple Hema.

Pour eux, la page des rivalités doit être tournée. « La cloche de la paix a sonné. Ce n’est plus le temps des règlements de comptes. Nous devons apprendre à cohabiter, Hema, Lendu et toutes les autres communautés », a-t-il ajouté.

Le message s’adresse directement aux groupes armés encore actifs. À la CODECO d’abord, déjà engagée dans le processus de Nairobi et le programme de désarmement, les notables demandent de tenir parole.

Ils l’exhortent à ne plus attaquer les FARDC et à ne pas s’allier à d’autres rébellions qui cherchent à torpiller les efforts de paix entrepris par l’administration militaire.

Le message le plus appuyé vise la CRP : « N’attisez pas le feu, rejoignez le processus de paix comme les autres. Il n’y a plus d’alibi ».

La question des sites de déplacés a cristallisé les tensions. Pour la délégation, il est intolérable que des combattants se cachent parmi les civils vulnérables.

« Un site de déplacés doit rester humanitaire. Dès qu’un groupe armé s’y installe, il devient une cible militaire. Nous disons non, nous refusons cela catégoriquement », a tonné Meta Wani Michel, président de l’UNADI, pointant particulièrement la présence signalée des présumés CRP.

Dans la foulée, les leaders communautaires encouragent les déplacés dont les villages sont désormais sécurisés à regagner leurs milieux d’origine, avec l’accompagnement des services de l’État. Ils se disent déterminés à soutenir le gouverneur Kasongo Mulumba dans sa mission de restauration de l’autorité de l’État et de stabilisation durable de la province.

« Notre province a trop saigné. Trop de morts, trop de déplacés. Les conflits intercommunautaires ne nous ont rien apporté. Nous ne voulons qu’une chose : la paix. Tous pour la paix, et la paix pour tous », a conclu la délégation.

Rédaction

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