L’opposition réunie au sein de la Coalition Article 64 annonce une marche pacifique le mardi 15 septembre 2026, jour de la rentrée parlementaire, avec plusieurs rassemblements à Kinshasa devant converger vers le Palais du Peuple pour dénoncer tout projet de troisième mandat présidentiel.
La C64, coalition pour la défense de l’ordre constitutionnel, entend ainsi transformer la journée d’ouverture de la session parlementaire en une importante mobilisation politique autour de la Constitution du 18 février 2006.
Dans son communiqué daté du jeudi 16 juillet 2026, la coalition affirme avoir choisi cette date afin de porter directement son message auprès de la représentation nationale. À Kinshasa, plusieurs points de rassemblement doivent être définis avant une convergence vers le Palais du Peuple.
La marche doit également être organisée dans plusieurs provinces de la République démocratique du Congo, selon l’annonce faite par cette plateforme de l’opposition.
Cette mobilisation intervient après l’expiration de l’ultimatum lancé par l’opposition au président Félix Tshisekedi. La C64 affirme que le projet de changement de Constitution demeure une source de préoccupation et estime que le renvoi au Parlement de la loi portant organisation du référendum ne constitue pas un abandon définitif de cette initiative.
Pour la coalition, aucune modification de la Loi fondamentale ne devrait permettre au chef de l’État de briguer un troisième mandat.
« Aucune révision, aucun changement de Constitution, aucun référendum, aucun artifice juridique ne peut servir à contourner l’article 220, à neutraliser la portée de l’article 70 ou à ouvrir, sous quelque forme que ce soit, la voie à un troisième mandat de M. Félix Tshisekedi », affirme la C64.
La plateforme appelle ainsi les Congolais à se mobiliser pour défendre les dispositions constitutionnelles relatives à l’alternance démocratique et à la limitation du nombre de mandats présidentiels.
Le choix du 15 septembre n’est pas présenté comme une simple date de manifestation. Cette journée correspond à la rentrée parlementaire, faisant du Palais du Peuple le principal point de convergence annoncé à Kinshasa.
La C64 estime que les députés et sénateurs doivent être directement interpellés sur la question de la Constitution et sur toute initiative portant sur sa modification.
La coalition invite également la population à rester vigilante et à défendre, selon elle, la souveraineté nationale, l’intégrité territoriale et l’alternance politique.
Dans son communiqué, elle rappelle que la Constitution du 18 février 2006 constitue, à ses yeux, le cadre fondamental qui organise l’exercice du pouvoir et garantit au peuple congolais le droit de choisir ses dirigeants.
Le document de la C64 porte notamment les noms de Moïse Katumbi, Augustin Matata Ponyo, Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund et Delly Sesanga, ainsi que les références à plusieurs formations politiques de l’opposition.
La coalition fixe également son message politique autour du slogan : « PAS DE TROISIÈME MANDAT POUR FÉLIX TSHISEKEDI ! »
Elle évoque par ailleurs l’échéance de 2028 dans son appel à la mobilisation, alors que le débat sur l’avenir institutionnel du pays continue d’alimenter les tensions entre le pouvoir et une partie de l’opposition.
Kinshasa au centre de la mobilisation
Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo située à l’ouest du pays, sur la rive sud du fleuve Congo, abrite le Palais du Peuple, siège du Parlement congolais. C’est vers cette institution que doivent converger les manifestants après les différents rassemblements annoncés.
Dans son document du jeudi 16 juillet 2026, la C64 indiquait qu’elle se trouvait, selon son propre décompte, à 764 jours de l’échéance constitutionnelle de convocation de la prochaine élection présidentielle et à 889 jours de la fin du second et dernier mandat de Félix Tshisekedi.
La marche du mardi 15 septembre 2026 devrait donc constituer une nouvelle étape de la mobilisation de l’opposition contre toute initiative susceptible, selon la C64, d’ouvrir la voie à un troisième mandat. Le choix du jour de la rentrée parlementaire donne à cette manifestation une portée politique particulière, avec le Parlement comme destination annoncée.
Elisé kant

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