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Ituri : la société civile décrète 2journées sans activités et l’incivisme fiscal dès le 3 août dans le territoire de Mambasa

Deux journées sans activités seront observées les lundi 3 et mardi 4 août 2026 dans toute la chefferie de Babila Babombi, en territoire de Mambasa, province de l’Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo, après une assemblée extraordinaire réunissant, ce jeudi 30 juillet, les acteurs de la société civile, les défenseurs des droits humains et plusieurs composantes socioéconomiques.

« Nous venons de terminer l’assemblée qui a réuni toute la société civile avec les trois structures de la chefferie de Babila Babombi, y compris la FEC, la COPEMECO, la FENAPEC ainsi que les transporteurs EcoSor. Nous avons échangé autour de la situation sécuritaire catastrophique que traverse notre chefferie depuis le 27 juillet 2026 », a déclaré le coordonnateur de la Nouvelle Société Civile Congolaise en chefferie de Babila Babombi, Muhindo Mamboro Peresi.

Selon lui, cette décision vise à pousser les autorités congolaises à agir pour restaurer la sécurité dans cette partie du territoire de Mambasa. Les organisateurs indiquent que les deux journées sans activités seront également consacrées à rendre hommage aux personnes tuées lors des récentes violences.

« Nous décrétons deux journées sans activités pour les lundi 3 et mardi 4 août. Après ces deux journées, nous allons lancer l’incivisme fiscal sur toute l’étendue de la chefferie de Babila Babombi afin d’exiger du gouvernement congolais le retour de la paix. Les taxes ne seront à nouveau payées qu’après le rétablissement de la sécurité », a-t-il poursuivi.

Le responsable de la Nouvelle Société Civile Congolaise affirme que plusieurs localités ont été touchées par les attaques depuis le 27 juillet 2026, notamment Makik, Ndiapan, Rabela, Lokaia, Tepe, Itembo et Pangu. Il ajoute que les habitants de Mabakua, ainsi que ceux des environs de Biakato et Makoum, vivent dans la peur en raison de la dégradation persistante de la situation sécuritaire.

Les trois structures de la société civile appellent ainsi la population de Babila Babombi à respecter les mots d’ordre arrêtés lors de cette assemblée extraordinaire et à rester mobilisée pour réclamer le rétablissement de la sécurité, présentée comme un droit fondamental.

Les organisateurs précisent toutefois que la suspension des activités et l’incivisme fiscal feront l’objet d’une évaluation et que ces mesures pourront être levées en fonction de l’évolution de la situation.

Selon les responsables de la société civile, plusieurs villages ont déjà été affectés en l’espace de quelques jours, poussant les forces vives de la chefferie à multiplier les appels en faveur d’une intervention rapide des autorités afin de protéger les populations civiles.

Elisé Kant

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