La population du groupement de Mbinga Nord, dans le territoire de Kalehe au Sud-Kivu, salue les efforts fournis par les équipes de l’organisation humanitaire ACTED qui ont récemment mené des opérations d’identification des ménages vulnérables dans plusieurs villages de la région. Cependant, de nombreuses familles estiment avoir été laissées de côté malgré leur situation de précarité.
Selon les informations relayées par la Nouvelle Société Civile de Kalehe, les agents d’ACTED ont effectué un travail de porte-à-porte dans les villages de Mukwidja, Kiniezire, Karango, Makengere et Kalangala I afin d’identifier les bénéficiaires potentiels d’une assistance humanitaire. Cette démarche a été appréciée par la population qui reconnaît les efforts consentis pour atteindre les ménages vivant dans des conditions difficiles.
Malgré cette opération, plusieurs centaines de ménages vulnérables n’auraient pas été enregistrés. Dans le village de Mukwidja, notamment sur l’avenue Kamirogosa 2, près de 80 ménages vivant dans une situation de grande vulnérabilité auraient été omis lors de l’identification. À Kalangala I, 20 ménages se retrouveraient dans la même situation. Ces localités se situent dans l’aire de santé de Kiniezire.
Par ailleurs, la Nouvelle Société Civile rapporte que dans le cadre des opérations conduites conjointement par ENRC et ACTED, 106 ménages du village de Cibimbi n’ont pas été identifiés. À Ruhunde, ce sont environ 230 ménages qui auraient été laissés de côté, tandis qu’à Nyabwimba, 75 ménages n’auraient pas été pris en compte.
Au total, 511 ménages vulnérables seraient restés en dehors du processus d’identification malgré leurs conditions de vie précaires. Plusieurs de ces familles vivent dans des chambrettes, sans ressources suffisantes pour subvenir à leurs besoins essentiels, et espèrent bénéficier d’une assistance humanitaire au même titre que les autres ménages déjà enregistrés.
La Nouvelle Société Civile de Kalehe remercie ACTED ainsi que les équipes d’ENRC pour leur présence dans la zone, tout en leur demandant de revenir afin de procéder à une vérification complémentaire et d’intégrer les ménages oubliés. L’organisation plaide particulièrement en faveur des personnes les plus vulnérables qui, faute de moyens, continuent de vivre dans des conditions extrêmement difficiles.
« Nous demandons aux organisations humanitaires de récupérer ces ménages laissés de côté afin qu’ils puissent également bénéficier de l’assistance et améliorer leurs conditions de vie », a déclaré Benjamin Mungazi, président de la Nouvelle Société Civile de Kalehe.
Enfin, la société civile appelle la population à continuer à faire preuve de résilience et de solidarité pendant cette période difficile, tout en espérant que les résultats définitifs des opérations d’identification permettront de répondre aux attentes des communautés affectées.
Cet article est rédigé dans un style journalistique et prêt à être publié sur un média local ou une plateforme d’information.
La rédaction

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