Le procès de trois magistrats du parquet général près la cour d’appel du Tanganyika, poursuivis pour des faits présumés de corruption passive, a repris lundi 26 janvier à la cour d’appel de Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, après son ouverture vendredi dernier.
À l’audience de ce lundi, la défense a contesté les réquisitions du ministère public, appelant la juridiction à exiger des preuves concrètes établissant l’existence d’un pacte de corruption entre les magistrats poursuivis et le prévenu Joseph Kafwimbi Kiwele, un commerçant accusé de corruption active.
« Il appartient au ministère public de démontrer, preuves à l’appui, l’atteinte de corruption alléguée entre mes clients et le sieur Joseph Kafwimbi Kiwele », a déclaré Me Bienvenu Kalonda, avocat au barreau de Kinshasa-Gombe et de Tanganyika, s’exprimant au nom du collectif de la défense.
Lors de l’audience de vendredi, le ministère public avait requis une peine de trois ans de servitude pénale principale à l’encontre de chacun des trois magistrats mis en cause. Il avait également sollicité une peine de deux ans de servitude pénale principale contre Joseph Kafwimbi Kiwele, poursuivi pour corruption active.
Le ministère public soutient que les magistrats auraient indûment sollicité ou accepté des avantages dans le cadre du traitement d’un dossier judiciaire, des accusations que la défense qualifie de « non étayées ».
La cour a renvoyé l’affaire à une audience ultérieure afin de poursuivre l’instruction et entendre les différentes parties. Ce procès est suivi de près dans les milieux judiciaires, dans un contexte de lutte affichée contre la corruption au sein de l’appareil judiciaire congolais.
Si tu veux, je peux aussi te proposer :
- une version plus courte type dépêche stricte,
- une version plus narrative (radio ou presse écrite),
- ou adapter le style à l’ACP, Jeune Afrique ou RFI.










