À la quatrième expérience électorale en République démocratique du Congo et au vingt-cinquième année d’intervention pour le maintien de la paix dans le pays la Monusco et l’État congolais ont convenu du retrait des Casques Bleus de la RDC d’ici la fin de l’année en cours alors que, les élections générales sont fixées au rendez-vous fatidique du 20 décembre 2023 sur toute l’étendue du territoire national.
À ce sujet, le ministre congolais des Affaires étrangères, Christophe Lutundula avait même indiqué que, ” la MONUSCO a montré ses limites, dans un contexte de guerre permanente, sans que la paix tant attendue, ne soit rétablie dans l’Est du Congo”. Comme qui dirait l’on veut quelque chose et au même moment l’on désire son sens opposé.
Face à une longue succession de conflits, d’instabilité, de troubles politiques et de régimes autoritaires a conduit à une crise humanitaire aussi sévère que persistante, à laquelle s’ajoutent des déplacements forcés de populations. Le régime de Kinshasa est déterminé à l’organisation des élections dans le délais constitutionnelle cependant, celà ne peut être possible sans l’accompagnement sur le plan de la logistique de la part de la mission onusienne.
En effet, après une supplication de l’institution d’appui à la démocratie congolaise pour l’organisation des élections générales (CENI), la MONUSCO à faciliter le transport de “six tonnes de matériel électoral” en faveur des antennes de cette commission électorale nationale indépendante dans les axes Beni ville et territoire, Butembo ainsi que Lubero.
Ces activités d’acheminement ont eu lieu l’avant-midi de ce mardi 5 décembre 2023 en ville cosmopolite de Beni à l’aéroport de Mavivi.
Dans ces colis en provenance de Goma chef-lieu de la province du Nord-Kivu l’on peut citer par exemple ; les batteries, de pagnes et polos de la CENI, d’encres, des machines à voter, des rouleaux de papier pour imprimer les résultats, de kits informatiques etc…
Bien avant cette opération en début de semaine, la Mission onusienne pour la pacification en République Démocratique du Congo avait bel et bien véhiculé à travers l’avion plus de 30 tonnes de matériel de la CENI de Beni à Goma.
Selon un article du magazine Jeune Afrique, le garant de la nation congolaise est désormais hostile à la présence de la MONUSCO au coeur de l’Afrique ;
La Monusco est désormais sommée de partir. C’est le message qu’à réitéré Félix Tshisekedi, le 21 septembre dernier, lors de l’Assemblée générale des Nations unies, à New York. Le chef de l’État congolais a eu des mots très durs à l’encontre de la mission onusienne qu’il accuse de ne pas avoir « réussi à faire face aux rébellions et conflits armés » qui déchirent le pays, en particulier les provinces de l’Est, en un quart de siècle de présence en RDC.
« Il est temps pour notre pays de prendre pleinement son destin en main et de devenir le principal acteur de sa propre stabilité », a ajouté le président, jugeant que le plan de désengagement prévoyant un retrait à l’horizon 2024 était « anachronique ».
Paul Zaïdi
Élections 2023 : Monusco sauveur de la CENI en logistique ?
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