Le chef de la presse militaire en République démocratique du Congo, le colonel Mak Hazukay, a qualifié mercredi 4 février d’« usurpateur » le militaire auteur d’une déclaration annonçant la récupération de l’agglomération de Minembwe, dans la province du Sud-Kivu, par les Forces armées de la RDC (FARDC).
Cette mise au point est intervenue après la diffusion, sur les réseaux sociaux, d’un message attribué à un militaire et relayé par certains médias, annonçant que les FARDC avaient repris le contrôle total de Minembwe, localité située dans les hauts plateaux du territoire de Fizi, à l’issue de quatre jours d’affrontements contre les combattants du M23/AFC et leurs alliés.
L’information avait notamment été publiée par un média public et reprise par plusieurs organes de presse congolais, dont le site lesvolcansnews.net, citant comme source l’Agence congolaise de presse (ACP).
Réagissant à ces publications, le colonel Mak Hazukay a affirmé que la déclaration ne provenait pas d’une source autorisée au sein de l’armée congolaise.
« Les FARDC ont deux porte-parole au Sud-Kivu : les sous-lieutenants Meya Gbe et Mbuyi Kalonji. Celui qui a fait cette déclaration est un usurpateur », a-t-il déclaré.
Le chef de la presse militaire a rappelé que la communication relative aux opérations militaires est strictement encadrée et centralisée, afin d’éviter la diffusion d’informations contradictoires ou non vérifiées.
Cette clarification intervient dans un contexte de messages divergents sur la situation sécuritaire à Minembwe. Peu avant la diffusion de l’annonce faisant état de la reprise de la localité, le lieutenant Reagan Mbuyi avait indiqué que Minembwe restait sous le contrôle des combattants, tout en soulignant que les FARDC poursuivaient leurs opérations militaires pour reconquérir cette cité stratégique.
« La localité de Minembwe n’est pas encore récupérée par les FARDC. La conquête est toujours en marche pour sa libération. Il n’y a qu’un seul porte-parole qui est censé communiquer sur les opérations », a déclaré Reagan Mbuyi.
Ces déclarations contradictoires ont alimenté une certaine confusion au sein de l’opinion publique et des médias, alors que les combats se poursuivent dans les hauts plateaux du Sud-Kivu, zone touchée par des combats armés et des déplacements de populations civiles.
Les autorités militaires appellent les journalistes et la population à s’en tenir exclusivement aux communications officielles émanant des canaux reconnus de l’armée, afin d’éviter la propagation de fausses informations susceptibles d’avoir un impact sur la sécurité et le moral des troupes.
À ce stade, aucune communication officielle détaillée n’a été faite sur l’évolution exacte des opérations militaires à Minembwe ni sur un éventuel calendrier de stabilisation de la zone. L’armée assure toutefois que les opérations se poursuivent en vue de rétablir le contrôle de l’État dans cette partie de l’est de la République démocratique du Congo, où les enjeux sécuritaires, humanitaires et politiques restent majeurs.
La rédaction










