Maniema : la mairie de Kindu annonce des poursuites contre les auteurs de fausses rumeurs sur des disparitions mystiques

Les autorités de la ville de Kindu, chef-lieu de la province du Maniema, au centre-est de la République démocratique du Congo, ont annoncé lundi l’ouverture de poursuites judiciaires contre les personnes accusées de propager de fausses rumeurs faisant état de prétendues disparitions mystiques de sexe masculin.

Le maire de Kindu, Augustin Atibu Mulamba, a affirmé qu’aucun cas avéré n’avait été enregistré par les services compétents de sécurité et de maintien de l’ordre, notamment la Police nationale congolaise et l’Agence nationale de renseignement.

« Nous annonçons des poursuites judiciaires à l’endroit des présumés auteurs qui font circuler de fausses rumeurs sur le phénomène de disparition de sexe masculin, car aucun cas vécu jusque-là n’est enregistré par les services spécialisés de sécurité et de l’ordre public. Ce phénomène n’existe ni à Kindu ni sur toute l’étendue de la province du Maniema », a déclaré le maire à la presse.

Selon lui, une ronde conjointe menée le samedi 17 janvier 2026 par les autorités urbaines, les services de sécurité et la société civile a permis d’examiner cinq cas signalés dans la ville. Tous se sont révélés infondés.

« Parmi les cinq cas enregistrés, tous ont été jugés faux. Chaque personne prétendant avoir perdu son sexe le possédait bel et bien », a précisé Augustin Atibu Mulamba.

Il a également fait état de graves conséquences liées à ces rumeurs, notamment des violences populaires. « Nous avons aussi enregistré un mort, présumé auteur de ces fausses rumeurs, victime de la justice populaire dans la commune d’Alunguli. Quatre autres personnes ont été grièvement blessées et se trouvent actuellement dans des centres hospitaliers pour des soins appropriés », a-t-il ajouté.

Face à la montée de la psychose au sein de la population, le maire a appelé les habitants au calme et les a exhortés à ne pas céder à la peur ni à adopter des comportements qu’il juge irrationnels, comme le port de lance-pierres ou d’épingles présentés comme moyens de protection.

« Ce sont des personnes de mauvaise foi qui cherchent à déstabiliser la population de Kindu et de toute la province du Maniema pour des raisons non fondées, en copiant un comportement qui n’a jamais existé ici », a-t-il conclu.

Les autorités locales assurent que des mesures seront renforcées pour identifier et traduire en justice les auteurs de ces rumeurs, tout en appelant la population à collaborer avec les services de sécurité afin de prévenir de nouveaux actes de violence.

La rédaction