Lubero : la Société civile décrète une “grève générale” pour dénoncer l’insécurité

La société civile du territoire de Lubero s’inquiète de la tournure inquiétante que vient de prendre l’insécurité dans cette partie du Nord-Kivu.

Elle vient de décréter un mouvement de grève générale sur toute l’étendue de ce territoire à partir du 7 janvier 2026. Dans un mémorandum, elle dénonce des cas d’assassinats, d’extorsion, de viols et de tortures dont sont victimes les paisibles citoyens.

Les auteurs de ces actes sont des militaires des FARDC indisciplinés et en perte de contrôle, fait savoir cette structure citoyenne qui tire la sonnette d’alarme et critique l’inaction des autorités locales pour résoudre ce “fléau”.

Toujours dans ce document, les forces vives de Lubero exigent l’ouverture d’un parquet militaire spécial à Lubero pour juger les militaires coupables, la démilitarisation de la commune rurale de Lubero et le délogement de certains camps militaires dans la zone.

Au-delà de ces exigences, les structures associatives de Lubero exigent aussi une assistance humanitaire pour les familles dont les proches ont été victimes directes ou indirectes des agissements de ces “militaires indisciplinés”.

Au total, cinq cas d’assassinats ont été enregistrés depuis le début de cette année à cause de bavures militaires, indique cette structure citoyenne, qui fait savoir que parmi les victimes figure un certain Jonathan Mumbere, père de cinq enfants, tué par balles le 5 janvier dernier dans le quartier 30 juin, un cas considéré comme la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Son corps reste gardé à la morgue en attendant l’issue des enquêtes.

Les organisations de la société civile indiquent ainsi que les écoles, les activités socio-économiques et même agricoles seront en arrêt jusqu’à la satisfaction de leurs revendications et appellent les habitants à observer ce mot d’ordre, qui vise à inciter les autorités à se réveiller et à prendre leurs responsabilités.

La rédaction