De tirs, débutant à 4h30, sont signalés depuis 4h30 de ce dimanche 4 janvier en ville de Butembo, dans la province du Nord-Kivu, plongeant plusieurs quartiers dans la panique.
Selon des sources locales citées par la voix de l’UCG, ces affrontements seraient survenus à la suite de l’incendie du camp du groupe armé Wazalendo, dirigé par le commandant Tango Fort, dans la localité de Misugho. Les attaques sont attribuées à un groupe rival dirigé par Fiston Nzoli.
Les combats ont éclaté après que des éléments du groupe de Tango Fort ont réagi à la destruction de leur camp en lançant une expédition punitive contre les positions de leurs ennemis. Les échanges de tirs ont défiguré la matinée de ce dimanche, notamment dans les quartiers de Majengo et Munzambaye, deux collines stratégiques au cœur de la ville.
Les tirs ont résonné pendant plusieurs heures, forçant les habitants à se cloîtrer chez eux, tandis que les civils, piégés dans la ville, risquaient de se retrouver pris entre les feux des belligérants.
Des témoins rapportent avoir entendu des rafales incessantes d’armes automatiques, rendant toute tentative de fuite particulièrement dangereuse.
Aucune réaction officielle n’avait été enregistrée jusqu’à la publication de cet article, que ce soit de la part des autorités administratives, policières ou militaires.
En novembre 2025, les groupes Wazalendo avaient annoncé leur intention de déplacer leurs positions loin du centre urbain de Butembo, une décision prise après un incident tragique où un combattant avait tué une étudiante de l’ISTM, l’Institut Supérieur des Techniques Médicales. Cette tragédie avait exacerbé les tensions entre les différents groupes armés, qui continuent de se disputer le contrôle des zones urbaines et rurales.
Mais, malgré les promesses de désengagement, les groupes armés, notamment ceux liés à Wazalendo, demeurent fortement implantés autour et à l’intérieur de la ville, une situation qui complique toute tentative de rétablissement de l’ordre public.
La population de Butembo vit sous la menace constante de ces groupes armés, qui multiplient les attaques contre des civils innocents et contribuent à l’aggravation d’une crise humanitaire déjà bien installée dans cette partie du Nord-Kivu, toujours en proie à une insécurité grandissante.
À l’heure actuelle, la situation reste tendue à Butembo, avec une incertitude grandissante quant à l’évolution des combats et à la sécurité des civils.
La rédaction











