L’Association des professeurs de l’Université de Kisangani (APUKIS) a demandé la libération immédiate et sans condition du professeur Jean-Claude Pandatimu Big Wa Ganga, détenu depuis plus de 800 jours à la suite d’une condamnation judiciaire que l’organisation qualifie de contestée, selon une pétition adressée mardi au Conseil supérieur de la magistrature.
« Nous sollicitons votre bienveillante intervention afin de mettre un terme à une détention que nous estimons contraire aux principes d’une justice juste, équitable et impartiale », écrit l’APUKIS dans ce document transmis aux autorités judiciaires.
Selon la pétition, l’enseignant a été condamné le 6 octobre 2023 à douze ans de servitude pénale principale par la Cour d’appel de la Tshopo. Le même jour, il a introduit un pourvoi en cassation devant la Cour de cassation, une procédure qui reste, à ce jour, sans décision.
L’association indique que l’affaire, enregistrée sous le numéro RPA 207, a été instruite et plaidée, mais qu’aucun arrêt n’a été rendu depuis janvier 2024. Une situation que les professeurs estiment constituer une violation des droits fondamentaux du détenu.
« Le refus persistant et sans motif valable de rendre l’arrêt porte délibérément atteinte aux droits fondamentaux du professeur Pandatimu Big Wa Ganga », dénoncent les signataires de la pétition.
L’APUKIS alerte également sur l’état de santé du professeur, évoquant une dégradation physique et psychologique jugée « alarmante », et appelle le gouvernement congolais à assurer une prise en charge médicale urgente.
« Faute de cette libération immédiate, l’APUKIS se réserve le droit de recourir à des actions syndicales d’envergure, notamment des grèves et des marches pacifiques », préviennent les professeurs.
Les autorités judiciaires de la Tshopo n’avaient pas réagi dans l’immédiat à cette requête.
La rédaction











