Nouvel An : à Idjwi, l’inspecteur de l’élevage met en garde contre l’abattage clandestin des chèvres

L’Inspection territoriale de la pêche et de l’élevage du territoire d’Idjwi met en garde contre l’abattage clandestin des animaux sans l’expertise du service habilité, à savoir l’abattoir.

Cette démarche vise à limiter la propagation des maladies zoonotiques, c’est-à-dire des maladies transmissibles de l’animal à l’homme. Celles-ci sont favorisées par la vente et la consommation de viandes ayant échappé au contrôle du personnel vétérinaire.

Dans un communiqué publié ce 30 décembre, Barhunvana Bulambo, inspecteur de la pêche et de l’élevage, invite les habitants à recourir aux agents vétérinaires récemment formés au cours des trois derniers jours.

« Nous voulons épargner la population des maladies zoonotiques, qui se transmettent de l’animal à l’homme et vice-versa. Notre population se rend régulièrement au Rwanda voisin pour y acheter des animaux (vaches, chèvres, porcs, poules), puis revient les revendre ici chez nous. Nous voulons prévenir, car pendant les fêtes de fin d’année, des familles, associations et groupes solidaires achètent des bêtes à abattre », explique-t-il.

Pour garantir la sécurité et la qualité de la viande, Barhunvana Bulambo précise qu’il existe deux étapes essentielles avant tout abattage :
« La première est l’examen préalable à l’abattage, durant lequel on procède à l’enregistrement des animaux, à la vérification de leur origine et à l’évaluation de leur état de santé. Ces informations sont consignées dans les fiches d’hygiène d’abattage. Ensuite, après l’abattage, une inspection des organes est réalisée afin de détecter d’éventuels parasites ou traces de microbes et de bactéries sur les lésions des différents organes et des muscles. »

Victoire Muliwavyo