Un infirmier a été retrouvé mort dans sa case lundi à Manyama, une localité située à environ 10 kilomètres à l’ouest de Biakato-centre, dans la chefferie de Babilaba-Bombi, territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri, ont indiqué des sources locales et une organisation de défense des droits humains.
La victime, identifiée comme Piscasse, a été découverte sans vie dans la matinée de lundi 29 décembre 2025. Les circonstances de son décès n’étaient pas encore élucidées au moment de la rédaction de cet article.
« Le nommé Piscasse, infirmier de son état, a été retrouvé mort dans sa case. Jusqu’à présent, les causes exactes de sa mort ne sont pas encore connues », a déclaré Ram’s Malikidogo, représentant de la CRDH Mambasa.
Selon cette organisation, les services de sécurité ont été alertés afin de se rendre sur les lieux pour ouvrir une enquête, mais aucune intervention n’a été constatée.
« Nous avons saisi les services de l’ordre pour qu’ils viennent mener des enquêtes, mais nous déplorons leur passivité. Ils ne se sont pas déplacés sur terrain pour s’imprégner de la situation », a ajouté Ram’s Malikidogo.
Face à l’absence d’enquête immédiate, la famille de la victime a décidé de déplacer la dépouille vers Biakato-centre, où les funérailles doivent être organisées.
Ce décès intervient dans une période sécuritaire de plus en plus préoccupante dans cette partie du territoire de Mambasa.
D’après la CRDH, il s’agit de la troisième personne à mourir dans des circonstances violentes ou suspectes en l’espace d’un mois dans la même zone.
Au début du mois, un homme identifié comme David avait été tué par des inconnus. Peu après, Patrick avait été retrouvé mort dans sa case à Son, présentant de nombreuses traces de torture. Le même jour que la découverte du corps de l’infirmier, Érick Lwanzo a été grièvement blessé à la machette par des assaillants non identifiés, selon des sources locales.
La CRDH Mambasa appelle les autorités à renforcer la sécurité et diligenter des enquêtes indépendantes, tout en exhortant la population à coopérer avec les forces de l’ordre.
« Nous appelons les habitants de Manyama, Koiba, Kundu, Pakwida et Pelupelu à collaborer avec les services de sécurité en dénonçant tout cas suspect observé dans ces zones », a conclu Ram’s Malikidogo.
La rédaction











